Législatives et Communales du 11 janvier : Hounkpè propose le retour aux fondamentaux de la démocratie

En campagne pour les élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le secrétaire exécutif national et leader de la Forces Cauris pour un Bénin..

2 minutes

Temps de lecture

En campagne pour les élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le secrétaire exécutif national et leader de la Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), Paul Hounkpè, a animé un meeting politique à Zizaguè, dans la commune de Bopa. Devant ses militants et sympathisants, il a dressé un réquisitoire sévère contre la gouvernance actuelle et décliné la vision de son parti pour un renouveau démocratique.

À Zizaguè, Paul Hounkpè n’a pas mâché ses mots. Pour le leader de la FCBE, le Parlement béninois doit impérativement retrouver sa vocation première : légiférer et contrôler l’action gouvernementale, loin de toute inféodation au pouvoir exécutif. Selon lui, depuis 2016, le pays traverse une succession de crises alimentées par une gouvernance qu’il qualifie de « cloisonnée », avec un Parlement aux ordres et une décentralisation progressivement vidée de sa substance. Le candidat à la présidence de la République a dénoncé l’adoption de lois controversées, qu’il estime contraires au vivre-ensemble et aux principes démocratiques. « Plus jamais de lois taillées sur mesure pour les intérêts d’une minorité », a-t-il martelé, évoquant notamment des textes votés dans des conditions qu’il juge opaques. Sur la question constitutionnelle, la position de Paul Hounkpè est claire. La dernière révision de la Constitution, selon lui, doit être soumise à l’appréciation du peuple par voie référendaire. Il rejette également la trêve politique consacrée par la Loi fondamentale actuelle, qu’il assimile à un bâillonnement de la classe politique et, par extension, des citoyens. Pour une démocratie vivante, soutient-il, le débat politique ne saurait être suspendu. Le président de la FCBE a aussi plaidé pour une évaluation approfondie des réformes liées à la décentralisation afin d’en corriger les insuffisances et de redonner aux collectivités locales les moyens d’une administration efficace au service de toutes les couches sociales. Il a, par ailleurs, réaffirmé la volonté de son parti de supprimer les juridictions d’exception, qu’il considère incompatibles avec l’État de droit.

Documents joints

À propos de l'auteur