Mardi dans la soirée, le Mali, pays dirigé par une junte, a annoncé son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), 24 heures après une annonce similaire de ses voisins et alliés du Niger et du Burkina Faso.
Pour justifier son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Mali dénonce des « agissements incompatibles avec les principes constitutionnels […] fondés sur la souveraineté de l’État », selon le ministère des Affaires étrangères dans une lettre. « Par conséquent […] le gouvernement décide du retrait du Mali de l’Organisation internationale de la Francophonie », poursuit la lettre adressée au ministère des Affaires étrangères français.
24 heures avant l’annonce du départ de Bamako de l’OIF, le Burkina Faso et le Niger, ses alliés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont eux aussi annoncé leur départ. Ces trois pays, parmi les premiers membres de l’OIF créée à Niamey en 1970, sont dirigés par des régimes militaires et ont rompu avec l’ancien allié français au nom du souverainisme.
L’OIF, « au lieu d’accompagner ces pays dans la réalisation des objectifs légitimes de leurs peuples, […] s’est illustrée par l’application sélective de sanctions sur la base de considérations géopolitiques et le mépris pour leur souveraineté », affirment les ministres des Afffaires étrangères de l’AES dans un communiqué conjoint mardi soir.
Elle est ainsi devenue « un instrument politique téléguidé », dit le texte. L’OIF avait suspendu les trois pays après les putschs qui y sont survenus. Le Mali avait été suspendu de l’OIF en août 2020, après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta.
Basée à Paris, l’OIF compte désormais 90 membres et a pour mission de promouvoir la « langue française et la diversité culturelle et linguistique », « la paix, la démocratie et les droits de l’homme », ou encore « d’appuyer l’éducation ».














