Résolution de l’ONU : réaction du Bénin à la reconnaissance de la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l’humanité »

Le Bénin a réagi à la résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU déclarant la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l’humanité »…

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Le Bénin a réagi à la résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU déclarant la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l’humanité ». À travers un communiqué publié ce vendredi 27 mars 2026 sur sa page Facebook, le ministère Béninois des affaires étrangères a salué une décision historique, et réitéré son soutien «plein et entier» à cet acte de justice mémorielle.

Le résolution de l’ONU reconnaissant la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains comme «les plus graves crimes contre l’humanité» réjouit les autorités Béninoises. Dans une note diffusée ce vendredi, le ministère des affaires étrangères a réaffirmé son soutien indéfectible à cette décision qui, selon lui, était nécessaire. En effet, «Nation héritière d’une mémoire vive et douloureuse, terre de départ de millions d’hommes, de femmes et d’enfants africains arrachés à leur dignité, le Bénin a toujours placé la reconnaissance de ce crime au cœur de son identité. La traite transatlantique et l’esclavage racialisé des Africains constituent une violation profonde de la dignité humaine», a-t-il précisé. La diplomatie béninoise a rappelé, en outre, que depuis plusieurs années, le gouvernement béninois s’investit de sorte à réparer les victimes de cette tragédie humaine. C’est dans cette dynamique que la loi accordant la nationalité béninoise aux personnes d’ascendance africaine a été adoptée en juillet 2024. Cela a permis à plusieurs afro-descendants de se reconnecter à leurs racines et de bénéficier des avantages liés à ce statut. «Le Bénin demeure résolu à porter, dans toutes les enceintes multilatérales, la voix des peuples africains et afro-descendants et à œuvrer pour que la mémoire de la traite transatlantique ne tombe pas dans les banalités de l’histoire, afin que plus jamais l’humanité ne connaisse une telle horreur », a-t-il assuré. Pour rappel, la résolution de l’ONU a été adoptée par 123 voix pour, trois contre et 52 abstentions. Portée par le président ghanéen John Mahama, elle reconnait la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains comme «les plus graves crimes contre l’humanité», et condamne cette «injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l’humanité». Les États-Unis, Israël, et l’Argentine ont voté contre la résolution alors que le Royaume-Uni et les États membres de l’Union européenne se sont abstenus. Principaux responsables de la traite transatlantique des esclaves, ces pays ont justifié leur vote contre un texte qui, selon eux, est «hautement problématique».

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