Le Bénin multiplie les initiatives pour révéler ses jeunes footballeurs à travers plusieurs compétitions scolaires, de catégories d’âge sur les plans national, africain et international. Mais au-delà des performances et des distinctions, une question demeure : quel avenir pour ces enfants après ces échéances?
Championnat national scolaire, Ligue nationale scolaire, Championnat africain de football scolaire, Coupe du monde scolaire et compétitions internationales des catégories d’âge ; remporter ses tournois scolaires, défendre les couleurs du Bénin ou se distinguer représente une étape importante dans le parcours d’un footballeur. Au Bénin, le sport scolaire occupe progressivement une place importante dans la formation des jeunes. Lancé en 2021, le Championnat national scolaire est présenté comme un instrument de détection, de formation et de promotion des jeunes talents. En plus, la Ligue nationale scolaire prolonge cette dynamique en offrant aux jeunes, un cadre de confrontation et d’évaluation. Les Championnats africains et mondiaux scolaires permettent, quant à eux, de mesurer leur niveau face à d’autres systèmes de formation.
Toutefois, la participation à une compétition internationale ne garantit ni une intégration en club ni une carrière professionnelle. Le véritable enjeu se situe dans l’après-compétition. Une fois les médailles distribuées, les jeunes joueurs retrouvent leur environnement habituel. Certains disposent déjà d’un encadrement structuré tandis que d’autres doivent trouver une structure adaptée pour poursuivre leur progression. Dès lors, le rôle des académies et centres de formations entre en jeu.
Les académies et centres de formation, au cœur de la transition
La détection permet de repérer un potentiel. La formation doit lui permettre de progresser. C’est précisément à ce niveau que les académies et les centres de formation deviennent indispensables. Les compétitions scolaires permettent d’observer les joueurs en situation de match, mais elles ne peuvent pas, à elles seules, assurer leur progression technique, tactique, physique et mentale. Le travail de formation exige de la régularité, un encadrement adapté et une évaluation individuelle. Un jeune joueur prometteur doit suivre toutes ses étapes. Ces apprentissages ne se construisent pas en quelques rencontres. Ils nécessitent des entrainements réguliers, des compétitions adaptées à l’âge des joueurs et un accompagnement assuré par des éducateurs qualifiés. Au Bénin, les Centres d’excellence de football de N’Dali et de Missérété illustrent la volonté de structurer cette formation. Ces structures associent le développement sportif à la poursuite des études avec quelques pensionnaires issues d’une opération de détection nationale et constituent des débouchés pour certains jeunes révélés lors des compétitions scolaires. Mais leur rôle ne doit pas se limiter à accueillir les meilleurs joueurs d’une compétition. Il devrait consister également à identifier les besoins de chacun, à adapter les programmes de travail et à préparer progressivement les jeunes aux exigences des catégories supérieures. La compétition révèle parfois le talent ; l’académie ou le centre de formation doit contribuer à le transformer en compétence durable. Ces académies et centres de football doivent être restructurés pour pouvoir véritablement jouer ce rôle.
Watson SAMA











