La Fondation Luc Sètondji Atrokpo de moins en moins visible sur le terrain

Où est passée la Fondation Luc Sètondji Atrokpo ? Cette question taraude les esprits non seulement au sein des regroupements de femmes, des orphelinats ou des groupes musicaux traditionnels mais aussi dans l’opinion publique. Connue pour sa proactivité sur le terrain, à travers sa devise « Promouvoir l’action sociale pour un développement plus inclusif au…

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Où est passée la Fondation Luc Sètondji Atrokpo ? Cette question taraude les esprits non seulement au sein des regroupements de femmes, des orphelinats ou des groupes musicaux traditionnels mais aussi dans l’opinion publique.

Connue pour sa proactivité sur le terrain, à travers sa devise « Promouvoir l’action sociale pour un développement plus inclusif au Bénin », la Fondation Luc Sètondji Atrokpo est moins visible sur le terrain. Incarnée par le maire de la ville de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo par ailleurs président de la Fondation éponyme, elle est recherchée comme une aiguille dans une botte de foin. Même en 2024, ses œuvres caritatives ont fasciné plus d’un. Dans la partie septentrionale du pays tout comme au Sud, elle était remarquée via ses actions qui ont laissé des empreintes. Mais depuis le début de cette année, elle est devenue de moins en moins visible. D’où des questions : que s’est-il passé ? Est-elle déjà à bout de souffle ? Ou son premier responsable a-t-il revu ses ambitions à la baisse ? Autant de questions auxquelles il est difficile de trouver de réponses. En effet, le jeudi 17 février 2022, à Abidjan-II Plateaux, dans les locaux de la Fondation des 4 artistes Zouglou (NDLR Magic Système), le maire de la ville de Cotonou a rêvé en couleurs. Ceci en sollicitant l’appui du groupe Zouglou ivoirien Magic System à travers sa Fondation en vue de l’organisation d’un Festival international de type Femua (Festival des musiques urbaines d’Anoumabo) pour permettre à sa population de s’égayer. Le partenariat a été formalisé par la signature de deux conventions entre le Groupe Magic Système et sa Fondation. Dans ce partenariat, les équipes de la Fondation Luc Sètondji Atrokpo se rendront à Abidjan pour s’inspirer de l’expérience de la Fondation Magic System, apprendre auprès de cette structure ivoirienne en vue de tirer le maximum d’informations et de conseils pour la réussite de leur projet au Bénin. Depuis quelques mois l’eau a coulé sous le pont La mayonnaise semble prendre après la signature du partenariat entre les deux Fondations. Car, à Cotonou, la Fondation Luc Sètondji Atrokpo a organisé la 2è édition du Festival de la Jeunesse et de la Musique (FEJEM2), lancée le mercredi 11 septembre 2024 au rond-point Ste Cécile de Cotonou. Y aura-t-il la 3è édition ? Rien n’est moins sûr. Mais on ne peut non plus répondre à cette question par la négative. A dire vrai, cité parmi les potentiels dauphins ou successeurs du Président Patrice Talon, Luc Sètonji Atropko, maire de la ville de Cotonou, et premier responsable de sa Fondation, a fait d’elle, son Cheval de Troie pour vraiment occuper le terrain et la mémoire collective. Coïncidence pour coïncidence, depuis le départ de l’ex-ministre de l’énergie et des mines, Seidou Adambi du gouvernement, suivi de sa radiation de son parti Bloc Républicain (BR), du fait de son activisme politique sur le terrain, les potentiels dauphins cités ont tous, semble-t-il, mis la pédale en douce. Pire, l’incarcération de l’homme d’affaires Olivier Boko et son compagnon Oswald Homeky, ancien ministre a désarmé les candidats virtuels de la mouvance présidentielle. Sur une cadence monocolore, imprimée par le patron de la mouvance, Patrice Talon, les dauphins ou successeurs suivent la symphonie de gré ou de force. De facto, ils sont passés derrière le rideau. D’où l’effacement de la Fondation Luc Sètondji Atrokpo selon le constat fait. Souvent aperçu sur tous les fronts, Luc Atrokpo fait montre d’une générosité sans précédent envers les couches défavorisées. Une qualité qu’on retrouve moins chez nombre de politiciens béninois.