En République démocratique du Congo, l’opposition se prépare à manifester ce mercredi 25 septembre à Kinshasa pour exiger la libération de ceux qu’elle qualifie de « prisonniers politiques ».
À Kinshasa, l’opposition congolaise intensifie sa mobilisation contre le régime du président Félix Tshisekedi. Une manifestation est prévue ce mercredi 25 septembre devant le palais de justice de la capitale. L’objectif de ce rassemblement est de dénoncer les arrestations arbitraires et de réclamer la libération de plusieurs figures politiques et activistes que l’opposition considère comme des « prisonniers politiques ». Cette initiative est menée par la plateforme de concertation des forces politiques et sociales, un regroupement d’opposants. Parmi les prisonniers dont la libération est demandée figurent Jean-Marc Kabund, leader de l’Alliance pour le changement, emprisonné depuis deux ans, ainsi que Mike Mukebayi, député du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, détenu depuis mai 2023. Seth Kikuni, candidat à la présidentielle de 2018, est également cité, étant détenu par l’Agence nationale des renseignements (ANR) depuis trois semaines, malgré son audition par le procureur. Lire aussi: [Assemblée nationale : tout sur la désignation des membres du CES et clôture de la session extraordinaire))>https://www.linvestigateur.info/?Assemblee-nationale-tout-sur-la-designation-des-membres-du-CES-et-cloture-de-la&var_mode=calcul] Cette manifestation vise aussi à attirer l’attention sur plusieurs affaires non résolues, notamment l’assassinat de l’opposant Chérubin Okende, retrouvé mort il y a un an, et les atrocités commises à la prison centrale de Makala, où des viols collectifs ont été signalés. L’affaire de la secte Wazalendo à Goma en août 2023, qui a fait plusieurs victimes, est également un des motifs de cette mobilisation. Dans un communiqué, Moïse Katumbi, leader du parti Ensemble pour la République, a appelé à une mobilisation massive. Il dénonce la « répression » exercée sur les opposants politiques et la société civile en RDC. Selon lui, la situation est critique pour les libertés publiques dans le pays, et il est crucial de protéger les voix dissidentes.















