Kèmi Séba : la justice sud-africaine rejette son statut de diplomate nigérien

L’activiste panafricaniste béninois Kèmi Séba a de nouveau comparu ce mardi 06 octobre 2026 devant le tribunal de Prétoria. Cette nouvelle audience s’est soldée par le rejet de son prétendu statut diplomatique nigérien. Kèmi Séba ne bénéficiait d’aucun statut de diplomate nigérien au moment de son interpellation en Afrique du Sud. C’est du moins ce…

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Kemi Seba, président de l’ONG Urgences panafricanistes

L’activiste panafricaniste béninois Kèmi Séba a de nouveau comparu ce mardi 06 octobre 2026 devant le tribunal de Prétoria. Cette nouvelle audience s’est soldée par le rejet de son prétendu statut diplomatique nigérien.

Kèmi Séba ne bénéficiait d’aucun statut de diplomate nigérien au moment de son interpellation en Afrique du Sud. C’est du moins ce qu’ont indiqué les autorités sud-africaines, lors de l’audience de ce lundi.

En effet, la défense de Kèmi Séba soutenait que l’activiste béninois agissait en tant que diplomate au service des autorités du Niger. Un statut qui, selon ses avocats, devait lui garantir une protection juridictionnelle.

Mais pour le tribunal, aucun élément officiel ne permet d’établir qu’il bénéficiait d’un tel statut au moment de son interpellation. Les autorités sud-africaines ont indiqué qu’il n’était pas accrédité comme diplomate nigérien sur leur territoire.

Une décision qui fragilise considérablement sa ligne de défense, qui visait à échapper aux poursuites en cours. L’ancien Conseiller Technique du Président Nigérien reste donc maintenu en détention en Afrique du Sud. Le tribunal a renvoyé l’examen de son dossier d’extradition au 20 novembre 2026.

Pour rappel, l’activiste est incarcéré depuis le 13 avril 2026. Il avait été interpellé à la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, au niveau du fleuve Limpopo. La police sud-africaine lui reproche un séjour irrégulier et une tentative de sortie clandestine avec des documents de voyage non conformes.

Par ailleurs, il est poursuivi au Bénin pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion, en raison de prises de position publiques jugées déstabilisatrices pour les institutions. Dans ce cadre, un mandat d’arrêt international avait été émis par Mario Mètonou, le Procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

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