Justice : lourde sanction contre 84 douaniers ivoiriens dans « l’affaire faux diplômes »

Poursuivis pour usage de documents falsifiés, 84 douaniers ivoiriens ont été condamnés à 6 ans de prison ferme. Le verdict a été rendu, vendredi 25..

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Poursuivis pour usage de documents falsifiés, 84 douaniers ivoiriens ont été condamnés à 6 ans de prison ferme. Le verdict a été rendu, vendredi 25 juillet 2025, par le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.

Ils connaissent désormais leur sort. Eux, ce sont les 84 douaniers poursuivis pour usage de documents falsifias en Côte d’Ivoire. Au final, ils ont été condamnés à six (06) ans de prison ferme après jugement. Leur condamnation fait suite à l’affaire liée aux « faux diplômes », utilisés lors d’un concours exceptionnel de la Fonction publique. L’affaire a commencé en 2024, et confirmée par l’ouverture d’une enquête menée par l’administration des douanes. C’est ainsi qu’il a été révélé que des douaniers, plusieurs dizaines, candidats à l’époque, et admis au concours organisé par le ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, avaient fourni de faux diplômes. L’alerte donnée, a éveillé des soupçons et par la suite, le Directeur général des douanes, Da Pierre Alphonse, avait saisi la justice. Dans le feu de l’action, le procureur de la République a ouvert une enquête judiciaire par les soins de ses services. Au total, 87 douaniers étaient impliqués mais deux sont passés de vie à trépas lors de l’instruction. Un événement inattendu qui a freiné ou contribué à l’arrêt des poursuites à leur encontre. Au bénéfice du doute, un mis en cause a été acquitté. Car, le tribunal a estimé qu’il n’était pas conscient du caractère frauduleux du document utilisé. En effet, les coupables condamnés n’ont plus le droit de vote ou se présenter aux élections selon la décision du juge. Les diplômes par ailleurs jugés faux, sont confisqués. Le franc symbolique a été payé à l’administration des douanes qui a subi de préjudice. En cas de confirmation de leur condamnation, en appel, si éventuellement il y a appel, ils seront déposés en prison au Pôle Pénitencier d’Abidjan, ex-MACA.

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