Julien Kandé Kansou : l’opposant béninois traîne une ardoise de 7 millions FCFA, raison du blocage de son quitus fiscal selon la DGI

La Cour constitutionnelle du Bénin a examiné, le 27 octobre 2025, le différend opposant l’écrivain et homme politique Julien Kandé Kansou à la Direction générale..

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La Cour constitutionnelle du Bénin a examiné, le 27 octobre 2025, le différend opposant l’écrivain et homme politique Julien Kandé Kansou à la Direction générale des impôts (DGI), qui lui réclame plus de sept millions de francs CFA au titre d’arriérés fiscaux. Au lieu de trancher sur le fond, la haute juridiction a invité les deux parties à rechercher un accord amiable avant le 30 octobre.

L’affaire a débuté à la suite d’une demande de quitus fiscal formulée en ligne par Julien Kandé Kansou, membre du parti d’opposition Les Démocrates. L’écrivain souhaitait obtenir ce document, indispensable à tout dossier de candidature au Bénin, mais affirme n’avoir reçu ni réponse ni observation de la DGI dans le délai réglementaire de quinze jours. À sa grande surprise, il s’est vu notifier une dette fiscale évaluée à 7 041 604 francs CFA, somme qu’il juge « injustifiée et exorbitante ». Devant la Cour constitutionnelle, le représentant de la Direction générale des impôts a défendu la position de l’administration, expliquant que le redressement fiscal s’appuie sur les dispositions de l’article 588 du code fiscal. Il a ajouté que la procédure engagée respecte les textes en vigueur. Julien Kandé Kansou, pour sa part, soutient n’avoir « aucun revenu » justifiant une telle imposition et dénonce une décision arbitraire à son encontre. L’écrivain, actuellement détenu dans une autre affaire, estime que ses droits ont été violés et voit dans cette procédure « une manœuvre » visant à l’écarter de la compétition électorale à venir. Après avoir écouté les arguments des deux parties, la Cour constitutionnelle a choisi de ne pas statuer immédiatement. Elle a recommandé aux protagonistes d’engager des discussions directes afin de parvenir à un règlement à l’amiable. L’audience initiale a été reportée au jeudi 30 octobre 2025 à 10 heures. Si aucune entente n’est trouvée d’ici cette date, la Cour constitutionnelle devra trancher sur le fond du dossier.

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