Irak : un soldat français tué dans une attaque de drones près d’Erbil

Un adjudant-chef français a perdu la vie dans une attaque de drones survenue au Kurdistan irakien. L’annonce a été faite dans la nuit du 12..

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Un adjudant-chef français a perdu la vie dans une attaque de drones survenue au Kurdistan irakien. L’annonce a été faite dans la nuit du 12 au 13 mars par le président Emmanuel Macron. Il s’agit du premier militaire français tué depuis l’escalade militaire au Moyen-Orient déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

L’armée française a enregistré sa première perte humaine dans le contexte de la guerre en cours au Moyen-Orient. Dans un message publié dans la nuit de jeudi à vendredi, le président français Emmanuel Macron a annoncé la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion, tué lors d’une attaque dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. Selon les informations communiquées par les autorités françaises, le militaire appartenait au 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins. L’attaque, menée à l’aide de drones, a également fait plusieurs blessés parmi les soldats français déployés dans la zone. D’après l’état-major français, ces militaires participaient à des missions de formation destinées à renforcer les capacités des forces de sécurité kurdes dans la lutte contre le terrorisme. Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la coalition internationale anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, qui regroupe plusieurs pays engagés dans la stabilisation de l’Irak. Les autorités locales ont indiqué que la frappe avait visé une base située à Mala Qara, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil, dans la région autonome du Kurdistan irakien. L’attaque aurait impliqué deux drones. Parallèlement, le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a déclaré sur la messagerie Telegram vouloir cibler « tous les intérêts français en Irak et dans la région », après le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe. Le groupe n’a toutefois pas revendiqué directement l’attaque ayant coûté la vie au soldat français. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran, plusieurs attaques ont visé des positions militaires occidentales dans la région. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a notamment fait état de la mort de sept soldats américains au Koweït et en Arabie saoudite. Face à cette montée des tensions, le président Emmanuel Macron a réaffirmé que la présence militaire française dans la région s’inscrit dans un rôle « défensif ». Paris a renforcé son dispositif naval autour du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale et a appelé à éviter une escalade militaire susceptible d’embraser davantage le Moyen-Orient.

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