Le président Ghanéen John Dramani Mahama a ordonné le déblocage d’environ 26,5 millions de dollars pour soutenir les opérations de secours et financer des mesures de prévention après les inondations qui ont déjà causé au moins 12 morts à Accra et dans plusieurs localités du sud du pays.
Face à l’ampleur des dégâts provoqués par les récentes inondations, le gouvernement ghanéen a mobilisé une enveloppe exceptionnelle de 300 millions de cedis, soit environ 26,5 millions de dollars américains, prélevée sur le Fonds de réserve national. Cette décision a été annoncée par la présidence dans un contexte marqué par une forte mobilisation des services de secours et une situation humanitaire préoccupante.
Selon les services des Sapeurs-pompiers (GNFS), le bilan provisoire fait état d’au moins 12 décès. Les opérations de sauvetage ont permis d’évacuer plus de 470 personnes, tandis que les autorités estiment que 38 802 habitants ont été touchés par les inondations, avec 7 761 ménages déplacés. Sept personnes restent par ailleurs portées disparues, un chiffre susceptible d’évoluer au fil des recherches.
Sur instruction du chef de l’État, les fonds débloqués seront répartis en deux volets. Une première moitié, soit 150 millions de cedis (environ 13,3 millions de dollars), sera consacrée à l’assistance d’urgence aux populations sinistrées, incluant l’hébergement, l’aide alimentaire et les soins. Le second volet sera destiné à des projets de prévention et de réduction des risques d’inondation, notamment l’amélioration des systèmes de drainage.
En parallèle, les forces armées ghanéennes ainsi que la police nationale ont été déployées pour renforcer les équipes de l’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO), engagées dans les opérations de secours. Les autorités indiquent que les fortes précipitations, estimées à environ 140 millimètres en une journée, ont aggravé la situation dans plusieurs zones urbaines déjà vulnérables.
La présidence souligne que l’intensité exceptionnelle des pluies, combinée aux défis liés au drainage urbain et à l’expansion rapide de la capitale, a contribué à l’ampleur des inondations.











