Hugues Comlan Sossoukpè arrêté : Reporters Sans Frontières dénonce Abidjan et fait une exigence à Cotonou

Les réactions se multiplient après l’arrestation à Abidjan du journaliste et activiste béninois, Hugues Comlan Sossoukpè. À travers un communiqué rendu public, Reporters Sans Frontières..

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Les réactions se multiplient après l’arrestation à Abidjan du journaliste et activiste béninois, Hugues Comlan Sossoukpè. À travers un communiqué rendu public, Reporters Sans Frontières (RSF), l’ONG de Défense des droits des journalistes a réagi, dénonçant un traquenard.

Dans son message, l’ONG Reporters Frontières s’est dite scandalisée par l’arrestation et la remise aux autorités béninoises du journaliste Hugues Comlan Sossoukpè. En effet, en exil au Togo depuis des années, ce dernier a été arrêté, et ce, malgré son statut de réfugié politique, le 10 juillet 2025 par la police ivoirienne et livré aux autorités béninoises alors qu’il avait été invité par le Ministère ivoirien de la Transition Numérique et de la digitalisation, pour couvrir un salon sur l’innovation digitale. Pour Reporters Sans Frontières, ce nouveau rapt intervenu à la suite du Cyberactiviste Steve Amoussou, est une violation du droit international. Par la voix de son responsable du bureau investigation de RSF, Arnaud Froger, l’ONG condamne « avec la plus grande fermeté » cette arrestation. Elle dénonce, par ailleurs, « la complicité manifeste » des autorités ivoiriennes. « Ce qui devait être une mission professionnelle s’est transformé en traquenard », déplore l’organisation, qui exige des explications de la part d’Abidjan et réclame la libération immédiate du journaliste. « Nous exigeons des explications des autorités ivoiriennes, jusqu’alors silencieuses à ce sujet, et qui se sont rendues manifestement complices de la persécution bien établie d’un reporter en déployant des moyens considérables pour le livrer au Bénin. » Hugues Comlan Sossoukpè a été de nouveau présenté ce lundi 14 juillet 2025 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Incarcéré à la prison de Ouidah, il est poursuivi pour « harcèlement par le biais d’un système informatique », « rébellion » et « apologie du terrorisme ».

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