Hugues Comlan Sossoukpè arrêté : le ROADDH dénonce et fait une recommandation à l’endroit des autorités d’Abidjan

L’arrestation du journaliste béninois et lanceur d’alerte, Hugues Comlan Sossoukpè à Abidjan le 10 juillet dernier, continue de tenir le haut du pavé. Dans un..

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L’arrestation du journaliste béninois et lanceur d’alerte, Hugues Comlan Sossoukpè à Abidjan le 10 juillet dernier, continue de tenir le haut du pavé. Dans un communiqué publié le 11 juillet, le Réseau Ouest Africains des Défenseurs Droits Humains a réagi, en appelant les autorités ivoiriennes à protéger le journaliste et à respecter le droit international.

En effet, selon le ROADDH, Hugues Comlan Sossoukpè, jouissant d’un statut de réfugié au Togo depuis 2019, a été arrêté suite à une invitation du ministère ivoirien de la transition Numérique et de la digitalisation dans le cadre de la première édition de l’Ivoire Tech Forum. «Alors que depuis l’après-midi du 10 juillet 2025, le journaliste est resté injoignable par ses proches, son téléphone, incessible, des journaux béninois ont publié ce 11 juillet 2025, au matin, des informations faisant état de ce qu’il aurait été extradé vers le Bénin. Le ROADDH, après investigations aux côtés de ses partenaires a eu l’information selon laquelle Hugues Comlan Sossoukpè est toujours à Abidjan », détaille le communiqué. Pour le ROADDH, l’enlèvement du Journaliste rappelle celui du Cyberactiviste et Chroniqueur beninois «Frère Hounvi », enlevé à Lomé le 12 août 2024 dans des conditions «inacceptables», extradé au Bénin et condamné à 2 ans d’emprisonnement ferme. Pour cela, le ROADDH appelle les autorités de Côte d’Ivoire, pays dont la capitale est dédiée aux défenseurs des droits humains, à apporter sa «protection» à Hugues Comlan Sossoukpè, conformément à la Convention des Nations-Unies de 1951, relative aux réfugiés. Laquelle convention, préconise en son article 33 qu’«aucun des États contractuels n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ». Le Réseau Ouest Africains des Défenseurs Droits Humains n’est pas le seul à avoir réagi à l’enlèvement du web-activiste. À travers un communiqué, l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) s’est également prononcé en invitant les autorités ivoiriennes à confirmer où infirmer les faits, tels que rapportés par les médias. Hugues Comlan Sossoukpè est un Journaliste béninois engagé et critique du régime en place. Depuis son exil au Togo, il partage, par le bias de son compte Facebook de près de 70 mille abonnés, des informations en rapport à la vie des béninois. Mais il faut dire que, Hugues Comlan Soussoukpè, a été présenté au procureur près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), et a été placé en détention provisoire, à Ouidah en attendant son procès.

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