Le Vice-président du parti Les Démocrates, Éric Houndété, sera absent aux élections législatives du 11 janvier 2026. L’ancien Vice-président du Parlement béninois a décidé de céder sa place à son suppléant, selon les informations. Mais au-delà de ce qui est servi, quelle peut en être la probable raison ? Décryptage !
Exit Éric Houndété, cinq fois député et Premier Vice-président du parti Les Démocrates ! L’ancien du parti Force Clé est non partant pour les élections législatives du 11 janvier 2026. L’intéressé a tenté de justifier son retrait par le choix délibéré qui consiste à donner de l’étoffe à sa parole donnée : une promesse de promotion d’un autre cadre du parti.
Une explication qui, avec le recul nécessaire, est loin de convaincre même les caciques de LD. Car, en pleine tempête, le parti dirigé par l’ancien président Boni Yayi bat de l’aile. Avec une succession de difficultés, LD est l’enfant le plus maudit et malheureux, à l’heure actuelle, du milieu politique béninois. Secoué par des problèmes internes liés au choix du duo plus tard recalé par la Commission électorale nationale autonome (CENA), tout est sens dessus dessous à LD.
Le retrait de l’ancien pourfendeur (NDLR Eric Houndété), du régime de Boni Yayi (NDLR 2006-2016), obligé par le destin de travailler aux côtés du même Boni Yayi, s’apparente sans se tromper, à une accumulation de frustrations. Candidat légitime du parti pour la présidentielle, selon une frange de militants LD, Eric Houndété interagit via son désistement aux législatives, pour du reste, manifester son désapprobation au choix du duo Renaud Agbodjo-Jude Lodjou, sans pour autant, apporter explicitement d’eau au moulin des six (06) députés démissionnaires qui ont tourné dos au parti pour la même raison.
Cette moue, déjà visible chez Houndété, dosée par un climat interne délétère au parti, a peut-être influencé la décision de l’ancien complice de l’ex-ministre Lazare Sèhouèto.
Même si son retrait est peu ou prou assimilé à un affaiblissement du parti, Eric Houndété, un expérimenté du sérail politique béninois, l’a peut-être aussi calculé. Le parti, recalé pour la présidentielle et les communales, est en plein doute et les dirigeants ignorent si les législatives ne constitueraient ce tremplin recherché, par l’adversaire, pour porter l’estocade, susceptible d’un requiem pour la formation politique, déjà en pleine déconfiture.
Certes il a souhaité respecté sa parole en laissant sa place à Jude Lodjou, son éternel suppléant. Mais en vérité, que ferait Éric Houndété si la candidature du duo LD à la présidentielle avait été validée par la Commission électorale nationale autonome (CENA)? Jude Lodjou étant par ailleurs désigné colistier de Me Renaud Agbodjo.
Comme un malheur ne vient jamais tout seul, dit-on, LD doit désormais faire avec la non-candidature de son premier Vice-président Eric Houndété qui, comme une épidémie, entraîne le forfait du second vice-président, Nourénou Atchadé, out pour défaut de quitus fiscal.














