Houndégnon : l’ex-DGPN défendu par l’avocate de Gbagbo, ce qu’il faut retenir de son procès à la Criet

Le procès de Louis Phillipe Houndégnon, ex-patron de la police nationale, s’est ouvert ce lundi 16 décembre 2024. Avec son coaccusé, Amoussou Cossi Camille, Houndégnon..

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Le procès de Louis Phillipe Houndégnon, ex-patron de la police nationale, s’est ouvert ce lundi 16 décembre 2024. Avec son coaccusé, Amoussou Cossi Camille, Houndégnon a plaidé non coupable.

L’ex-Directeur général de la Police Nationale EX-DGPN, Louis Phillipe Houndégnon a été arrêté à son domicile par un détachement policier, le mercredi 13 novembre 2024. Ceci, suite à ses nombreuses dénonciations envers le régime en place, notamment par rapport à la réforme ayant conduit à la fusion de l’ex-gendarmerie nationale et de l’ex-police nationale. Il est poursuivi par le parquet spécial de la Criet pour des faits d’incitation à la rébellion, harcèlement par voie électronique. Ce lundi 16 décembre 2024, Louis Philippe Houndegnon a été présenté aux juges, vêtu d’une chemise bleu-ciel sous son gilet de prisonnier. À l’occasion, il a plaidé non coupable des faits retenus à sa charge, tout comme son coaccusé. Lors de l’audience de ce lundi, la défense a déploré les conditions d’arrestation du Général Louis Philippe Houndegnon et la manière dont la procédure a été menée. Selon les avocats, le mandat de dépôt comporte des mentions inexactes. Ils ajoutent que l’ex-patron de la police nationale aurait été menotté de 18h à 6h du matin. De même, les policiers auraient escaladé sa clôture pour procéder à son arrestation. Selon Me Joseph Agbota, ces détails devraient entraîner la nullité de la procédure, et par ricochet, la libération de Louis Philippe Houndégnon. Il sera appuyé par Me Francois Adjignon kèkè. Celui-ci, pointe notamment du doigt le « caractère faux du mandat ». Rejet du ministère public Présent lors de l’audience, le premier substitut du procureur spécial de la Criet a fait ses réquisitions. Il a demandé au président de la cour, de rejeter la requête de la défense. Pour lui, il n’y a pas de preuve que Louis Philipe Houdégnon ait été menotté de 18h à 6h. Le juge a finalement décidé de renvoyer le dossier au 21 janvier 2025, afin de statuer sur l’exception de nullité soulevée par les avocats de Louis Philippe Houndégnon et son coaccusé, rapporte Bip radio. À noter que les prévenus sont défendus par une demi-douzaine d’avocats, dont Me Habiba Touré, avocate de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et inscrite au barreau de Seine-Saint-Denis, en France. Par ailleurs, l’épouse du Général Louis Philippe Houndégnon était également présente à cette première audience.

 

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