Haut-commissariat à la prévention de la corruption : Au travail ! Finie la période des discours et communiqués

Le Haut-commissariat à la prévention de la corruption a été institué par la loi N°2020 -09 du 20 avril 2020. En son article 2, il a pour mission de suivre la mise en œuvre, au sein des institutions et administrations de l’État, des mesures de lutte contre la corruption, d’initier et de mettre en œuvre…

2 minutes

Temps de lecture

jacques_migan-7.jpg
Le Haut-commissariat à la prévention de la corruption a été institué par la loi N°2020 -09 du 20 avril 2020. En son article 2, il a pour mission de suivre la mise en œuvre, au sein des institutions et administrations de l’État, des mesures de lutte contre la corruption, d’initier et de mettre en œuvre des actions de prévention de la corruption dans le secteur public comme privé. Dans ses attributs, il est chargé entre autres de collecter, d’analyser et de mettre à la disposition des autorités judiciaires, chargées des poursuites, les informations, y compris celles portées à sa connaissance aux fins de détection et de répression des faits de corruption, de fraude et de pratiques assimilées. En effet, la nomination de Maître Jacques Migan, par décret N°2024-984 du 12 juin 2024, en qualité de Haut-commissaire à la prévention de la corruption, était saluée par nombre de béninois. Sur la touche, il s’est fait tellement entendre qu’une fois nommé, on croyait qu’il allait directement attaquer son sujet. Mais avec le recul, neuf mois après la prise de fonction du Haut-Commissaire à la prévention de la corruption, les lignes ne bougent pas. Les seuls faits d’armes à son actif demeurent les tournées de prise de langue avec les présidents des institutions sœurs de la Républiques, aux organismes internationaux et aux chancelleries accréditées au Bénin. Et, des communiqués qu’on continue d’en avoir de lui. Alors, à quand va-t-il mettre le pied à l’étrier ? La question est sur les lèvres d’autant plus qu’en dépit des efforts du précurseur du nouveau départ, la corruption, ce mal endémique, continue d’avoir la peau dure au Bénin. A raison, on attend des actions fortes du Haut-Commissaire à la prévention de la corruption. A lui et son institution d’exhumer des dossiers ensevelis dans les tiroirs et livrer les auteurs au besoin, aux autorités compétentes. En gros, Me Jacques Migan doit changer de fusil d’épaule et entrer pleinement dans ses attributs. Au travail ! Finie la période des communiqués.

 

À propos de l'auteur