La Direction générale des élections a fixé à 900 millions de francs guinéens, soit environ 103 000 dollars américains, la caution exigée pour la présidentielle du 28 décembre 2025.
En Guinée, la Direction générale des élections (DGE) a annoncé que tout candidat à la présidentielle du 28 décembre devra s’acquitter d’une caution de 900 millions de francs guinéens, conformément à l’article 275 du code électoral. Le montant devra être déposé au Trésor public au plus tard cinquante jours avant le scrutin, sous peine d’invalidation de la candidature. Dans le même communiqué signé par sa directrice, Djenabou Touré, la DGE fixe également un plafond de dépenses de campagne à 40 milliards de francs guinéens (environ 4,6 millions de dollars). Il s’agit, selon les autorités, d’un mécanisme censé garantir une certaine équité entre les candidats et limiter les excès financiers. Cependant, cette caution, une des plus élevées de la sous-région, pourrait avoir un effet restrictif sur la participation, notamment pour les candidats indépendants et les formations émergentes. Un scrutin inédit sans les trois ténors politiques Pour la première fois depuis quinze ans, la Guinée se prépare à une présidentielle sans Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo ni Sidya Touré. Le premier, ancien président, est automatiquement exclu du fait de la nouvelle limite d’âge fixée à 80 ans par la Constitution issue du référendum du 21 septembre 2025. Les deux autres, poursuivis dans des affaires judiciaires et actuellement en exil, n’ont pas pu s’inscrire sur les listes électorales, les privant de toute possibilité de candidature. Plus de 50 candidatures issues de partis politiques et 16 indépendantes ont déjà été recensées par la DGE. Mais derrière cette apparente diversité, la compétition réelle pourrait se jouer autour d’un seul nom, celui du colonel Mamady Doumbouya. Doumbouya, entre pression populaire et prudence politique Depuis plusieurs semaines, les appels à la candidature du président de la transition se multiplient, portés par ses partisans et une partie de la société civile. Le verrou constitutionnel qui interdisait toute candidature des autorités de la transition ayant été levé, rien ne s’oppose juridiquement à une éventuelle participation de Doumbouya. Pour autant, l’intéressé n’a pas encore officialisé sa position. Son silence alimente toutes les spéculations. Certains y voient une stratégie de temporisation destinée à maintenir la tension et à tester la réaction de la communauté internationale, qui reste attachée à un processus électoral transparent et inclusif. S’il décidait de se présenter, Mamady Doumbouya incarnerait à la fois la continuité et la rupture : continuité, parce qu’il est le produit de la transition qu’il a lui-même conduite ; rupture, parce qu’il pourrait se présenter comme l’homme d’un nouvel ordre institutionnel.Guinée : La caution pour la présidentielle 2025 fixée à 900 millions de francs guinéens
La Direction générale des élections a fixé à 900 millions de francs guinéens, soit environ 103 000 dollars américains, la caution exigée pour la présidentielle..
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