La décision des autorités guinéennes de dissoudre une quarantaine de partis politiques continue de susciter de vives réactions. Dimanche 08 mars, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo, a dénoncé une « atteinte grave à la démocratie » et appelé les forces politiques et les citoyens à se mobiliser pour le rétablissement des libertés publiques.
La dissolution d’une quarantaine de partis politiques pour « manquements à leurs obligations légales » annoncée par le gouvernement dans la nuit du vendredi au samedi, ne passe pas à Conakry. L’opposition guinéenne s’y oppose et ne compte pas se laisser faire. Dans un message adressé dimanche aux responsables, militants et sympathisants de son parti, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a critiqué cette décision qu’il considère comme une menace pour la démocratie et la pluralité politique dans le pays. L’ancien Premier ministre estime que la Guinée traverse « une étape critique de son histoire » où le vivre-ensemble est fragilisé et l’avenir commun compromis. Selon lui, les discours ne suffisent plus face à la situation politique actuelle, appelant à des actions capables d’apporter les changements attendus par les populations. Cellou Dalein Diallo a également accusé les autorités issues de la transition militaire, dirigées par le général Mamadi Doumbouya, de restreindre les libertés publiques et de multiplier les violations des droits humains. Il évoque notamment des cas d’assassinats ciblés, de disparitions forcées, d’enlèvements et de séquestrations. L’opposant considère par ailleurs que la dissolution de plusieurs formations politiques, dont certaines parmi les plus représentatives du pays, vise à affaiblir l’opposition et à installer un système politique dominé par un « parti-État ». Une situation qui, selon lui, traduirait une volonté d’imposer une forme de pensée unique dans la vie politique guinéenne. La décision des autorités, prise par arrêté du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, entraîne la perte immédiate de la personnalité morale et du statut juridique des partis concernés. Parmi eux figurent notamment l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG-AEC) de l’ancien président Alpha Condé et l’Union des Forces Républicaines (UFR) fondée par Sidya Touré. Ces trois figures majeures de la vie politique guinéenne vivent actuellement hors du pays, dans un contexte marqué par la transition entamée depuis la prise du pouvoir par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) le 5 septembre 2021. Face à cette situation, Cellou Dalein Diallo appelle à « l’union sacrée des forces vives » de la nation pour obtenir, selon lui, un retour à l’ordre constitutionnel et la restauration des libertés publiques.Guinée : l’opposition vent debout contre la dissolution des partis politiques
La décision des autorités guinéennes de dissoudre une quarantaine de partis politiques continue de susciter de vives réactions. Dimanche 08 mars, le président de l’Union..
Tags: EXPOSITION
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