Encore, un nouveau son de cloche dans le « dossier Frère Hounvi ». Il s’agit de celui du Front Souverain. Dans un audio relayé par Crystal News, cette autre formation de l’opposition dénonce l’incapacité du parti Les Démocrates à mobiliser le peuple pour qu’il demande des comptes à la justice béninoise.
A travers son porte-parole, Djomaïxa Codo, le Front Souverain dénonce l’absence d’action convaincante venant du parti Les Démocrates, dans le cadre de la gestion du dossier Frère Hounvi. Principalement, son incapacité à « mobiliser les peuples à travers un mot d’ordre clair, alors que le gouvernement, une fois de plus, après le Niger, vient d’humilier le Bénin à la face du monde avec un kidnapping à Lomé, sur un sol étranger ». En effet, le Front Souverain s’est indigné contre le fait que le parti n’ait réussi qu’à rassembler « une dizaine de personnes » devant la Criet, le jour de la présentation du Frère Hounvi au procureur, alors même qu’il était attendu une mobilisation massive pour dénoncer ce qu’il considère comme un « enlèvement crapuleux du gouvernement de Talon ». Pour les leaders du Front Souverain, cette incapacité à mobiliser de monde constitue la preuve que « ce parti (Les Démocrates) ne représente rien. Il n’est qu’une opposition complice. Celle qui a pour rôle de contenir la colère et la révolte des masses par l’endormissement, la diversion et la crétinisation des masses, laissant ainsi le pouvoir de Talon (…) créer une psychose… ». Lire aussi: [Affaire mandat d’arrêt au Togo : l’intégralité du communiqué du parquet de Lomé dans le dossier Hounvi)>https://www.linvestigateur.info/?Affaire-mandat-d-arret-au-Togo-l-integralite-du-communique-du-parquet-de-Lome&var_mode=calcul] Djomaïxa Codo informe qu’à la place du parti légal Les Démocrates, « le Front Souverain aurait mobilisé les peuples du Bénin pour aller demander des comptes au gouvernement». Pour cette formation politique, se réclamant de l’opposition, l’enlèvement du Frère Hounvi donnerait du Bénin, une image négative à l’international. Et, pourrait ouvrir une nouvelle fenêtre de crise diplomatique entre Cotonou et Lomé. Pour rappel, après l’arrestation du cyber-activiste, la justice togolaise a réagi dans un récent communiqué, et a émis des mandats d’arrêt internationaux contre 4 béninois, dont les noms sont cités dans le dossier.












