C’est un secret de polichinelle. La mairie de Dogbo a changé de dirigeant à la faveur des élections de janvier 2026. Sous les ordres du maire Dodji Mathurin Ako, que peut-on retenir après cent (100) jours d’exercice de pouvoir ?
A cette question, une vox populi réalisée par l’Investigateur, a permis aux populations rencontrées de se prononcer sur la gestion du jeune maire.
En effet, il s’agit d’un micro-trottoir réalisé auprès d’une population cible. Et, sans langue de bois, personnalités politiques, enseignants, commerçants et d’autres acteurs, bien entendu de différents secteurs d’activités, ont opiné. Certains ont salué les premiers changements observés, notamment au marché central, alors que d’autres préfèrent attendre des réalisations plus visibles avant de se soumettre à un difficile exercice de bilan.
« Au maire de Dogbo, il faut laisser le temps de dérouler son programme. Les premiers signaux sont encourageants et nous devons tous l’accompagner », a confié Ferdinand, un militant du Bloc Républicain, parti politique de l’édile de Dogbo.
A l’opposé, le réquisitoire de ce citoyen anonyme et membre de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R), est sans appel : « A part le projet de salubrité du marché de Dogbo que le maire organise, aucun autre signe n’est encore visible. On le suit de près et on verra la suite », estime-t-il.
Au-delà du jeu de ping-pong entre soutiens et adversaires politiques, les commerçants rencontrés s’interposent pour jouer à l’arbitrage. Tous ont salué les efforts entrepris pour la propreté des lieux, un sujet qui préoccupait depuis des lustres.
Des commerçantes rencontrées évoquent également les engagements du maire à redonner une nouvelle image au marché ainsi que la recherche d’une plus grande équité dans l’attribution des boutiques et des espaces de vente.
Au marché central de Dogbo, des commerçants interrogés reconnaissent que les choses évoluent positivement. Tous saluent les efforts entrepris pour améliorer les lieux devenus plus propres qu’auparavant. En outre, des commerçantes évoquent les engagements du maire pour redonner une nouvelle image au marché ainsi que la recherche d’une plus grande équité dans l’attribution des boutiques et des espaces de vente.
Avec une attention particulière et sans filtre peut-on dire, des jeunes suivent de près le maire. « Que le maire de Dogbo pense à la jeunesse, notamment aux jeunes entrepreneurs. Bientôt, la passation des marchés, qu’il ne nous oublie pas », a lancé furtivement Florent, jeune entrepreneur.
Cet interlocuteur est engagé à accompagner la première autorité de la commune de Dogbo bien que sa démarche soit encadrée par un partenariat gagnant-gagnant. De son côté, Alexandre, jeune enseignant, estime que la réussite du maire dépasse un cadre politique. « Le maire AKO est un jeune. C’est un devoir pour nous de le soutenir car s’il échoue, c’est toute la jeunesse de Dogbo qui a échoué », lance-t-il.
En définitive, la tendance est à la prudence après les cent jours de gouvernance du maire Dodji Maturin AKO, scrutés de près. Dans un climat de confiance, au regard des premiers pas, les plus prudents de ses administrés se refusent de verser dans le triomphalisme. Ses adversaires politiques voient l’initiative de salubrité au marché central comme une tempête dans un demi-verre d’eau. Dès lors, il se doit de retrousser ses manches pour honorer au terme de son séjour à la tête de la mairie, une jeunesse qui réclame à bon droit, le témoin des mains de la vieille garde.















