France : le gouvernement de François Bayrou renversé, les députés lui ont retiré la confiance

A la faveur d’un vote sollicité par le premier ministre français François Bayrou, les députés réunis au parlement ce lundi 8 septembre n’ont accordé aucune..

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A la faveur d’un vote sollicité par le premier ministre français François Bayrou, les députés réunis au parlement ce lundi 8 septembre n’ont accordé aucune confiance au chef du gouvernement français. Avec 364 voix contre lui, le Premier ministre français locataire de Matignon, doit maintenant remettre au président de la République la démission du gouvernement. Malgré les prises de parole dont le but consistait à convaincre les députés, le Premier ministre français François Bayrou n’y est pas parvenu. Lors du vote de confiance ce lundi 8 septembre, les députés ont renversé son gouvernement. Pourtant avant ce vote, François Bayrou avait tenté de clarifier sa position et alerter sur l’état d’une France dont la dette colossale peut être, selon ses termes, assimilée à « un bateau qui a un trou dans la coque ». « Comme capitaine du navire, informé de la voie d’eau qui s’élargit sans cesse, du flot qui envahit nos cales, je dis que notre devoir est d’abord, tout de suite, de nous mettre à l’étancher ! Nous devons nous y mettre tous ! », a alerté le Palois sous les grondements d’une Assemblée particulièrement dissipée. Au terme du scrutin, les députés ont largement rejeté le vote de confiance, par 364 voix contre (194 pour et 15 abstentions). Jamais un Premier ministre n’était tombé après avoir sollicité ce type de vote dans l’histoire de la Ve République. « Inscrit à l’article 49 alinéa 1 de la Constitution, le vote de confiance permet au Premier ministre d’engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale, après avoir effectué une déclaration de politique générale. Ce discours solennel est en général suivi d’un débat, qui permet aux représentants des différents groupes politiques siégeant à la chambre basse de prendre la parole en réponse au discours du chef du gouvernement. Cette pratique institutionnelle courante en France – et qui existe aussi chez certains de nos voisins européens tels que l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie ou le Portugal – avait déjà été utilisée à 41 reprises sous la Ve République. Les trois prédécesseurs de François Bayrou sous le second quinquennat d’Emmanuel Macron ne l’avaient pas sollicité, le dernier vote de confiance remontant à Jean Castex, en juillet 2020. », rapporte Touteleurope.

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