Capitaine des Lions de l’Atlas, Achraf Hakimi est un défenseur marocain évoluant au Paris Saint-Germain. Né en 1998 à Madrid, il s’est imposé comme l’un des cadres de la sélection marocaine, avec laquelle il a notamment participé à la Coupe du monde 2022. Rapide et polyvalent, il évolue principalement au poste d’arrière droit et s’est également illustré au plus haut niveau européen avec le PSG.
Le joueur marocain devra finalement comparaître devant une juridiction criminelle dans l’affaire de viol présumé qui l’oppose à une jeune femme. La Cour de cassation française a rejeté, mercredi 23 septembre, le pourvoi formé par le défenseur du Paris Saint-Germain contre son renvoi devant la justice. L’international marocain conteste fermement les faits qui lui sont reprochés.
L’affaire remonte au 24 février 2023. Selon le récit de la jeune femme, alors âgée de 24 ans, les deux protagonistes avaient fait connaissance quelques semaines auparavant sur Instagram. Elle affirme s’être rendue au domicile du footballeur, dans un VTC commandé par celui-ci.
D’après ses déclarations aux enquêteurs, Achraf Hakimi l’aurait embrassée et touchée sans son consentement avant de la violer digitalement. Elle explique avoir réussi à le repousser, avant qu’une amie, avec laquelle elle échangeait par SMS, ne vienne la récupérer. Le lendemain, elle s’est présentée dans un commissariat pour faire son signalement.
Le joueur avait été inculpé quelques jours plus tard, le 2 mars 2023. Depuis le début de la procédure, il nie les accusations portées contre lui.
En juin, la Cour d’appel de Versailles avait confirmé son renvoi devant la Cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, une décision déjà prise en première instance par un juge du tribunal de Nanterre en février. Achraf Hakimi avait d’abord contesté cette décision en appel avant de saisir la Cour de cassation.
Le rejet de son pourvoi marque la fin de cette voie de recours dans la procédure. La Cour de cassation n’a toutefois pas examiné les faits eux-mêmes, mais la décision judiciaire ayant conduit au renvoi du joueur devant la juridiction criminelle.
« Les faits reprochés à Achraf Hakimi, et qu’il conteste fermement depuis le premier jour, n’ont pas été examinés par la Cour de cassation », a réagi auprès de l’AFP Me Fanny Colin, l’avocate du joueur. Son client, « qui n’a rien à cacher », a « pleinement collaboré avec les autorités policière et judiciaire et continuera à le faire ».
Du côté de la plaignante, son avocate Rachel-Flore Pardo a indiqué dans un communiqué transmis à l’AFP que sa cliente entend poursuivre son combat judiciaire. « Après trois ans et demi de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, ma cliente est déterminée à obtenir justice, elle se battra jusqu’au bout », a-t-elle déclaré.
Me Bertrand Périer, qui représente la partie civile devant la Cour de cassation, a également estimé que « Cette décision traduit la solidité et la rigueur du raisonnement de la Cour d’appel ».
Le Paris Saint-Germain, où évolue Achraf Hakimi, a pour sa part rappelé la position du joueur tout en soulignant son attachement aux principes de droit. Le club a déclaré à l’AFP qu’ »Achraf Hakimi a toujours fermement contesté les faits qui lui sont reprochés et demeure à ce jour présumé innocent ».
« Le club veille à préserver pour son joueur un environnement de travail serein, respectueux et conforme aux principes fondamentaux du droit », a ajouté l’institution, qui a rappelé « son engagement constant et sans ambiguïté dans la lutte contre toutes les formes de violences, et notamment les violences sexuelles ».
Le rejet du pourvoi ouvre ainsi la voie à la tenue du procès, au cours duquel les faits reprochés au footballeur seront examinés par la juridiction compétente. À ce stade, Achraf Hakimi demeure présumé innocent.
Edouard HOUNTONDJI











