À l’occasion de la Fête du Travail, des milliers de fidèles de l’Église de Banamè se sont rassemblés à Vodjè pour rendre hommage à Daagbo, dieue autoproclamée, présentée comme « le premier travailleur de l’humanité ».
Le vendredi 1er mai, le quartier Vodjè, de Cotonou, a servi de cadre à une mobilisation des fidèles de l’Église du Saint-Enfant Jésus de Banamè. Venus de divers horizons, les participants ont marqué cette journée dédiée au travail par des chants, des prières et des témoignages en l’honneur de celle qu’ils appellent « Parfaite » ou « Daagbo ».
Dans leurs discours, les responsables de ce courant religieux ont mis en avant la dimension spirituelle du travail, associant la célébration à la reconnaissance de leur guide religieuse, considérée comme une incarnation divine. Pour ces fidèles, Vicentia Tadagbé Tchranvoukinni occupe une place unique, au point d’être qualifiée de « premier travailleur de l’humanité ».
Née en 1990, celle qui se fait appeler Daagbo est à l’origine de la fondation de l’Église de Banamè au Bénin. Depuis son émergence, ce courant religieux suscite à la fois adhésion et controverses, notamment en raison de ses prises de position et de sa structuration atypique dans le paysage religieux béninois.
Malgré les critiques, le mouvement continue de mobiliser un nombre important de fidèles, comme en témoigne la forte affluence observée lors de cette célébration du 1er mai.















