Double scrutin du 11 janvier 2026 : voici les leçons tirées par le gouvernement

Quelques jours après les élections communales et législatives du 11 janvier 2026, le gouvernement béninois tire les premiers enseignements du scrutin. S’exprimant après le Conseil..

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Quelques jours après les élections communales et législatives du 11 janvier 2026, le gouvernement béninois tire les premiers enseignements du scrutin. S’exprimant après le Conseil des ministres du mercredi 21 janvier, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a mis en avant un processus électoral apaisé, la maturité politique des électeurs et une nette domination des partis soutenant l’action du président Patrice Talon.

Le gouvernement béninois se félicite du bon déroulement des élections communales et législatives organisées le 11 janvier 2026 sur l’ensemble du territoire national. À l’issue du Conseil des ministres du mercredi 21 janvier, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a dressé un bilan qu’il qualifie de globalement positif, marqué par la paix, la stabilité et une clarification des rapports de force politiques. Selon lui, le processus électoral s’est déroulé « dans la paix et la quiétude », sans incidents majeurs. Une situation qui, à ses yeux, témoigne à la fois de la solidité du cadre électoral béninois et du sens de responsabilité des différents acteurs politiques engagés dans la compétition. Toutefois, le porte-parole du gouvernement a reconnu une participation électorale modérée, estimée à environ 40 %, en se fondant sur les tendances de la Commission électorale nationale autonome (CENA), largement confirmées par les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle. « On aurait aimé en avoir davantage », a-t-il admis, avant de souligner que ce taux n’entache en rien la légitimité du verdict des urnes. Pour Wilfried Léandre Houngbedji, la principale leçon de ce double scrutin réside dans la confiance massivement accordée par les électeurs aux partis politiques, qui soutiennent l’action du président Patrice Talon. « Il ne vous aura pas échappé que, dans l’ensemble, les partis qui soutiennent le pouvoir, et notamment les deux gros partis, ont concentré pratiquement 80 % des suffrages », a relevé Wilfried Léandre Houngbédji. Une observation faite, selon lui, au détriment des formations de l’opposition telles que Les Démocrates et la FCBE, pourtant revendiquées comme proches des populations. « Le peuple béninois, dans sa maturité, a définitivement tranché les débats et les querelles politiques pour indiquer à chacun sa place sur l’échiquier », a-t-il affirmé, avant d’estimer que les électeurs ont clairement privilégié l’action et les résultats aux discours et slogans politiques. Pour conclure, le porte-parole du gouvernement a soutenu que les populations ont donné « carte blanche » aux forces politiques de la majorité pour poursuivre la dynamique de modernisation du pays. Il a évoqué la poursuite des réformes structurelles engagées, qu’il juge pertinentes et porteuses de transformations profondes, avec l’espoir d’un mieux-être accru pour les populations dans les années à venir. Les résultats définitifs des législatives consacrent, en effet, une Assemblée nationale dominée exclusivement par les deux grands partis de la majorité présidentielle. L’Union Progressiste le Renouveau obtient 60 sièges, dont 16 occupés par des femmes, tandis que le Bloc Républicain décroche 49 sièges, dont 8 féminins. Le parti Les Démocrates, malgré un score national de 16,20 % des suffrages exprimés, est exclu de la répartition des sièges, conformément aux dispositions de l’article 146 du Code électoral. Par ailleurs, les résultats des élections communales, restent attendus.

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