Diplomatie: la tentative de coup d’état au Bénin au cœur d’un sommet des pays de l’AES

Depuis hier, les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), tiennent leur Sommet à Bamako au Mali. Entre autres sujets de discussion, il..

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Depuis hier, les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), tiennent leur Sommet à Bamako au Mali. Entre autres sujets de discussion, il y a apprend-on, la tentative de coup d’état au Bénin.

Le putsch manqué au Bénin le 7 décembre dernier, pourrait être au menu, sauf changement de dernières minutes du Sommet des Chefs d’Etat de l’AES : le général Abdourahamane Tiani, Assimi Goïta du Mali et Ibrahim Traoré. Si le démarrage des travaux devrait commencer depuis hier, il faut dire que cela a été retardé du fait de l’absence d’Ibrahim Traoré qui n’a pas effectué le déplacement de Bamako pour des raisons qu’on ignore encore. Deux des pays attendus à ce Sommet à savoir le Niger et le Burkina Faso partagent une frontière directe avec le Bénin, mais depuis les coups d’état dans ces deux pays les relations ne sont pas pour autant chaleureuses avec Cotonou. Or, les trois voisins ont besoin de partages d’informations pour mieux faire face à la montée du terrorisme. À Cotonou, le président Patrice Talon a déjà annoncé des sanctions sévères contre les auteurs et les commanditaires de cette tentative de déstabilisation. Mais certaines indiscrétions font état de ce que les putschistes auraient eu le soutien d’un pays de la sous-région. Après le retrait du G5 Sahel, les trois pays : le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont mis en place une force unifiée afin de lutter contre le terrorisme. Au-delà des questions militaires, le sommet de Bamako aborde également des projets de coopération et d’intégration. Les ministres des Affaires étrangères des trois États ont récemment signé un protocole relatif à la création d’une télévision commune de l’Alliance, qui a son siège, au Mali. Les discussions portent aussi sur le projet de banque d’investissement de l’Alliance, dont le capital est évalué à 500 milliards F CFA.

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