Le 1er vice-président du Cadre de Concertation des Confessions Religieuses du Bénin (CCCR), Couchoro Balogoun, a adressé une lettre au président de l’Union Islamique du Bénin (UIB), l’imam Boukari Lemanou Idrissou, en réaction à l’annonce du retrait de l’UIB de la plateforme interreligieuse.
Dans cette lettre datée du 19 septembre 2024, le CCCR exprime sa profonde déception face à cette décision. Couchoro Balogoun précise que l’annonce du retrait de l’Union Islamique du Bénin intervient seulement trois jours après un point de presse et un plaidoyer fait par le bureau du CCCR à Porto-Novo, sous la présidence de l’imam ASSIFATOU Ali Mohamed, représentant de l’UIB au sein du CCCR. Le 1er vice-président du CCCR estime que cette décision risque de créer une confusion et sollicite une rencontre urgente avec le bureau de l’UIB, dans l’espoir de clarifier la situation. « Votre retrait du CCCR semble semer la confusion et une certaine inquiétude au sein de la population béninoise, en raison d’une incompréhension entre le bureau de l’UIB et celui du CCCR. Pourtant, aucune de nos organisations ne s’est plainte d’un quelconque sujet, et aucun malaise ne semble affecter nos relations. Lire aussi: [Akassato-centre :Hountondji Ahlonsou Bonaventure nommé Chef de quartier par intérim)>https://www.linvestigateur.info/?Akassato-centre-Hountondji-Ahlonsou-Bonaventure-nomme-Chef-de-quartier-par&var_mode=calcul] Au vu de ces considérations, nous sollicitons une rencontre avec le bureau de l’UIB pour aplanir nos différends, s’il y en avait. Nous demandons avec insistance que cette rencontre ait lieu dans les plus brefs délais afin d’éviter que les journaux continuent d’exploiter votre retrait à des fins malveillantes », peut-on lire dans la lettre dont Le Matinal a eu copie. Il convient de préciser que l’UIB avait justifié son retrait par un désir de se concentrer sur sa mission et ses activités spécifiques : « Cette décision a été prise après une réflexion approfondie et est motivée par des raisons de convenance, de vocation et de principe. Nous avons grandement apprécié les échanges et les collaborations au sein de ce cadre. Cependant, nous estimons qu’il est désormais dans notre intérêt de nous focaliser sur notre mission et nos activités spécifiques, qui nécessitent une attention particulière », expliquait la lettre de retrait.















