Dans l’émission « Appels sur l’Actualité » de RFI, hier à Cotonou, le 1er Vice-président du parti de l’opposition, « Les Démocrates », Eric Houndété, est revenu de long en large sur les raisons de l’incarcération des personnalités politiques au Bénin. En particulier celles de la mouvance présidentielle.
Au Bénin, si le régime en place peut se targuer d’être impartial et impitoyable dans sa lutte contre la corruption et autres, il se trouve que des béninois, en particulier ceux de l’opposition, trouvent toujours à dire, en ce qui concerne l’emprisonnement des personnalités politiques ; de la mouvance comme de l’opposition. De l’incarcération de l’ancienne ministre Reckya Madougou en passant par le Constitutionnaliste Joël Aïvo, des opposants béninois ont toujours pensé à tort ou à raison qu’ils sont en prison pour leur opinion politique. Et plus récemment, en ce qui concerne l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre Oswald Homéky, condamnés pour « atteinte à l’autorité de l’Etat, faux certificats et corruption d’agent public », il se dit qu’ils sont en détention pour leurs ambitions dans la perspective de la présidentielle de 2026. En effet, sur la question de l’emprisonnement des opposants, le député Eric Houndété pense qu’au Bénin, « il n’y a plus de justice. Toutes ces personnes qu’on a déposées en prison avec des condamnations fantaisistes (20 ans, 10 ans) etc… Parfois, vous cherchez qu’est-ce qu’ils ont pu faire et que d’autres qui sont les chantres du pouvoir n’ont pas fait et vous trouvez pas », a-t-il répondu. S’agissant des proches du pouvoir en prison, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale va répondre : «… c’est ça qui vient justement renforcer le fait que nous n’avons pas de justice. Si des personnes qui sont proches du Chef de l’État dérangent ses intérêts, ils ne sont plus considérés comme ses proches, ils sont traités comme les autres ». Il faut dire que l’ancienne ministre Reckya Madougou, Olivier Boko et Oswald Homeky, ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ; contrairement à Joël Aïvo qui lui, a été condamné à 10 ans de prison.















