Ce lundi 7 octobre 2024, deux jeunes hommes ont comparu devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) pour des faits d’escroquerie via internet.
Les prévenus sont soupçonnés d’être des collaborateurs de Frère Hounvi, une figure connue dans des affaires de cybercriminalité. Lors du procès, la Cour a indiqué que des données retrouvées dans leurs téléphones démontrent leur implication présumée dans des activités de cybercriminalité. À la barre, les deux jeunes ont rejeté ces accusations, se présentant respectivement comme programmeur et photographe, rapporte Banouto. Selon le photographe, les données incriminées par les agents du Centre national d’investigation du numérique (CNIN) sont en réalité les résultats de ses recherches pour un projet de sensibilisation sur la cybercriminalité. « Je me suis mis dans la peau d’un cybercriminel sans l’être », a-t-il déclaré, précisant qu’il préparait une formation en réalisation et souhaitait produire un élément éducatif sur le sujet avant de la suivre. Maître Aboubacar Baparapé, avocat des prévenus, a plaidé pour leur remise en liberté provisoire, soutenant que le parquet spécial ne disposait d’aucune preuve solide pour justifier leur inculpation. Cependant, le ministère public, représenté par le substitut du procureur, a demandé à la Cour de rejeter cette demande. Après les réquisitions, le juge a renvoyé l’affaire au 11 novembre 2024, date à laquelle la Cour statuera sur la demande de remise en liberté provisoire. Pour cette audience, des techniciens du Centre national d’investigation du numérique seront convoqués afin de fournir des éclaircissements sur les données retrouvées dans les téléphones des accusés.











