S’il y a une chose sur laquelle les béninois s’accordent, c’est que le Bénin se modernise à travers la construction des nombreuses infrastructures enclenchées sous la gouvernance du Président Patrice Talon. Mais une question demeure : celle liée aux coûts réels des routes et bâtiments institutionnels initiés. Les récentes critiques de l’opposition sur le sujet a contraint Jacques Ayadji, ministre conseiller aux infrastructures du gouvernement, a initié une conférence de presse le 3 juin 2025 pour répondre à la question.
En effet, dans une récente vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le Secrétaire National à la communication du parti d’opposition Les Démocrates, Guy Mitokpè, a accusé le régime de Patrice Talon de manipulation des chiffres, et de détournement massif de ressources publiques à travers les projets d’infrastructures. Il pointe notamment du doigt le chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale, qui avait été initialement budgétisé à 25 milliards de francs CFA et dont la facture aurait grimpé à plus de 78 milliards. Ceci, alors même que le chantier n’est toujours pas livré. Cette « dérive budgétaire », que soutient l’ancien député, enfreint les dispositions de l’article 100 du Code des marchés publics béninois, qui limite les avenants à 30 % du coût initial du marché. Dans son analyse, le porte-parole du parti de Boni Yayi va loin en attaquant d’autres projets routiers comme la « Cité Porto Novo », dont le coût est passé de 89 à plus de 150 milliards de francs CFA. Pour Mitokpè, ces coûts sont colossaux comparés aux standards sous-régionaux à savoir 2 milliards le km en Côte d’Ivoire, 4 milliards au Sénégal, 3,2 milliards au Maroc, et même 1 milliard au Nigeria, alors que le Bénin afficherait un coût de 6 milliards de FCFA par kilomètre. En réaction, Jacques Ayadji a déclaré, lors de sa conférence de presse d’hier, que le débat concernant les infrastructures en construction va au-delà des simples préoccupations liées au coût par kilomètre. Selon lui, il est essentiel de prendre en compte certains facteurs dont les contraintes techniques qui interviennent en cours de chemin. A cet effet, le ministre conseiller explique que, selon que le gouvernement décide d’ériger une infrastructure dans une zone marécageuse par exemple, la facture dudit projet devient d’office considérable. Dans son intervention, Jacques Ayadji apprend que plus de 50 milliards sont alloués à la construction de deux ponts de 402 mètres de long, incluant la démolition d’anciens ouvrages, un chantier particulièrement coûteux. Le futur pont permettra le passage des bateaux entre le Nigéria et le Bénin, renforçant la connectivité régionale, a-t-il poursuivi, assurant que le gouvernement vise la qualité des travaux et pour cela n’hésite pas à mettre les moyens. « Peut-être que si eux, ils viennent au pouvoir, ils vont construire une route sur le matériel qu’on est en train d’évacuer, et la route ne va pas durer », a-t-il déclaré. Le président du parti Moelle-Bénin a, pour finir, exprimé l’un de ses désirs les plus profonds : « Je suis désespérément à la recherche de contradicteur, mais je n’en trouve pas. Le peuple en a besoin », confie-t-il.Critiques sur le coût des infrastructures sous Talon : le ministre conseiller Jacques Ayadji tacle l’opposition
S’il y a une chose sur laquelle les béninois s’accordent, c’est que le Bénin se modernise à travers la construction des nombreuses infrastructures enclenchées sous la gouvernance du Président Patrice Talon. Mais une question demeure : celle liée aux coûts réels des routes et bâtiments institutionnels initiés. Les récentes critiques de l’opposition sur le sujet…
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