Le ministère public à la CRIET a requis ce jeudi 15 octobre 2026, cinq ans de prison ferme et deux millions de FCFA d’amende contre un policier poursuivi pour abus de fonction. Il est accusé d’avoir reçu 22 000 FCFA de la sœur d’un homme interpellé pour des faits présumés d’escroquerie en ligne. Le verdict est attendu le 3 décembre 2026.
Un policier poursuivi pour abus de fonction risque cinq ans de prison ferme devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’audience ce jeudi 15 octobre 2026, le ministère public a donc demandé à la Cour de le déclarer coupable et a requis 60 mois de prison ferme, soit cinq ans, ainsi qu’une amende de deux millions de FCFA. Le prévenu était absent à l’audience.
Les faits remontent au début du mois de juillet 2025 à Cotonou. Selon les informations présentées à l’audience, une dame cherchait à connaître le lieu de détention de son frère, arrêté pour des faits présumés d’escroquerie en ligne. Au cours de ses recherches, elle a rencontré le policier, qui lui aurait proposé son aide.
La dame lui a d’abord envoyé 2 000 FCFA par Mobile Money. Le lendemain, le policier lui aurait annoncé que son frère était détenu à la Direction de lutte contre la cybercriminalité (DLC). Il lui aurait également fait comprendre qu’il pouvait l’aider dans cette affaire.
La dame lui a ensuite transféré 20 000 FCFA supplémentaires, portant le montant total à 22 000 FCFA. Mais, selon l’accusation, le policier est devenu injoignable après avoir reçu l’argent. Après plusieurs jours sans nouvelles, la dame a décidé de porter plainte.
Selon le ministère public, le policier aurait reconnu les faits au cours de l’enquête préliminaire. Il aurait expliqué que l’argent reçu devait servir à rechercher un avocat pour assister le frère de la plaignante. Toutefois, aucun avocat ne se serait présenté, d’après les explications du parquet.
Pour le ministère public, ces faits constituent un abus de fonction. Il a donc demandé à la Cour de condamner le policier à cinq ans de prison ferme et à une amende de deux millions de FCFA.
La CRIET a renvoyé le délibéré au jeudi 3 décembre 2026. C’est à cette date que la Cour devrait rendre sa décision dans ce dossier.











