Poursuivi par le parquet spécial pour des faits d’« incitation à la rébellion et harcèlement par le biais d’un système électronique », l’ex Directeur Général de la Police Nationale ( EX DGPN ) , le Général Louis Philippe Houndégnon et son neveu ont comparu hier. Ils étaient devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme ( CRIET ) pour la 3ème audience de leur procès.
L’ex DGPN a apporté des précisions sur certaines questions du juge notamment sur les discussions qu’il a eue avec un ancien ministre de Boni Yayi. Au sujet de ces échanges extraits de son téléphone lus par la Cour, le général mis à la retraite d’office a confirmé à l’ancien ministre qu’il n’a jamais accordé son violon à aucun projet de coup d’État, rapporte Banouto. En mettant en exergue son parcours et surtout son âge (54 ans), il a nié tout rapprochement dans la dernière affaire de tentative de coup d’État contre le Président Patrice Talon. Il disait être prêt à ce qui adviendrait en insistant toujours qu’il ne se reproche rien. « Qu’on me tue ou m’arrête, cela ne me dirait rien » a-t-il affirmé dans ses échanges. Il s’est par la suite prononcé sur les assassinats manqués. Louis Philippe Houndégnon, l’a confirmé devant la Cour ce lundi 24 février 2025, les menaces sur l’ancien ministre. Cet ancien ministre a évoqué trois tentatives d’assassinats alors que le général était commissaire de Cotonou. L’ex DGPN a dit avoir renforcé sa sécurité jusqu’à l’affaire de tentative d’empoisonnement contre l’ex-président Boni Yayi. Invité à apporter des éclaircissements sur cette phrase « Nous devons l’aider à partir tranquillement »; l’ex patron de la police a souhaité ne pas donner de détails en public sur ces discussions avec son interlocuteur. Il a évoqué des raisons de sécurité pour cet ancien ministre de la République. Par rapport à une liste de personnalités retrouvée dans ses affaires lors de la perquisition, il a indiqué qu’il s’agit des personnes prospectées pour des actions politiques. Mais il a précisé que ces personnalités ne sont au courant de rien. Il a signifié que lui et plusieurs cadres se préparent à mettre sur les fonts baptismaux, un mouvement dénommé « 11&12 ».« Notre objectif, à travers ce mouvement, est de proposer une alternance au Bénin », a-t-il déclaré. Quant au neveu de Houndégnon, il a fait savoir que c’est le général qui l’a fait appel pour enregistrer un appel « sensible » et qu’il est son oncle maternel, le frère de sa mère. Accusé par le parquet spécial d’être le relayeur des vidéos et autres publications de Louis Philippe Houndégnon, il a reconnu avoir partagé, avec fierté, des publications de son oncle, mais il a déclaré n’avoir jamais pris de l’argent chez son oncle pour le faire. Après les débats, la Cour a renvoyé le dossier au 10 mars 2025 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats de la défense.















