La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), a tenu ce vendredi 31 mai, une audience spéciale pour juger 24 personnes arrêtées à Parakou après les violences liées à la présidentielle d’avril 2021. En détention depuis le 13 avril 2021, les accusés étaient poursuivis pour atteinte à la liberté d’exercice du droit électoral.
Les prévenus ont été arrêtés entre le 5 et le 11 avril 2021 par les forces de sécurité à Parakou. Les individus concernés sont pour la plupart des jeunes, parmi lesquels des apprentis matelassiers, des mécaniciens, des chasseurs, et un fonctionnaire de la Direction départementale de l’eau et des mines du Borgou. Dix personnes ont été arrêtées au siège du parti d’opposition Les Démocrates alors qu’elles mangeaient du riz. Selon l’accusation, elles s’apprêtaient à participer à des manifestations violentes et à commettre des actes de vandalisme. Lire aussi: [Bénin : le préfet des Collines prend une radicale décision après l’interdiction des boissons alcoolisées en sachet)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-le-prefet-des-Collines-prend-une-radicale-decision-apres-l-interdiction&var_mode=calcul] Le ministère public a affirmé que certains d’entre eux avaient tenté d’incendier la maison du député Rachidi Gbadamassi et d’autres ont participé aux actes de vandalisme à la Radio Urban FM de Parakou, du député Charles Toko. A la barre, plusieurs mis en cause ont rejeté les accusations. Le ministère public, représenté par le premier substitut du procureur spécial, a requis des peines de 38 mois de prison ferme et une amende d’un million FCFA à l’encontre de treize des prévenus pour des faits d’atteinte aux libertés individuelles et à l’exercice du droit électoral. Il a demandé pour les onze autres accusés la relaxe au bénéfice du doute. Les avocats de la défense ont plaidé pour la relaxe pure et simple de tous les prévenus. Mais dans son verdict, le juge a suivi les réquisitions du ministère public. Il a condamné treize des accusés à 38 mois de prison ferme et une amende d’un million FCFA chacun. Onze autres accusés ont été relaxés au bénéfice du doute. Parmi les condamnés figurent les dix personnes arrêtées au siège du parti Les Démocrates, rapporte Libre Express.















