Création du Sénat : voici ce qu’en dit le député Victor Topanou

Lors d’une récente sortie médiatique, le député Victor Topanou du parti Union progressiste le Renouveau (UP-R) a opiné sur l’idée de création d’un Sénat au..

2 minutes

Temps de lecture

Lors d’une récente sortie médiatique, le député Victor Topanou du parti Union progressiste le Renouveau (UP-R) a opiné sur l’idée de création d’un Sénat au Bénin, affirmant que ce n’est pas un scandale.

Alors que l’opposition béninoise multiplie les critiques contre la création d’un Sénat dans le cadre de la révision constitutionnelle, le député de la mouvance présidentielle Victor Topanou apporte un tout autre regard. Invité sur Esae TV, l’ancien ministre de la Justice a estimé que la mise en place de cette institution n’a rien d’un scandale, contrairement aux accusations du camp adverse. Pour Victor Topanou, la création d’un Sénat répond à des besoins institutionnels réels. Il juge que le système actuel concentre trop de pouvoirs entre les mains du chef de l’État, ce qui limite l’équilibre des institutions. Dans sa lecture, la deuxième chambre parlementaire pourrait corriger certaines faiblesses et contribuer à une meilleure distribution des responsabilités. « Nous avons un régime qui fait du pouvoir exécutif une hyperpuissance. On a tout concentré entre les mains du Président », a-t-il expliqué, saluant une innovation qu’il juge pertinente. Le député relativise par ailleurs l’ampleur des critiques liées à cette réforme. À ses yeux, le débat sur le Sénat ne mérite pas l’ampleur que lui accorde l’opposition. Il affirme qu’un véritable débat aurait eu lieu si cette révision visait à permettre au Président de briguer un troisième mandat. À l’inverse, estime-t-il, la proposition actuelle n’entame pas les fondamentaux du système démocratique. Il rejette aussi l’idée, soutenue par les Démocrates, selon laquelle cette révision serait un « coup d’État ». Victor Topanou reproche plutôt à l’opposition de s’enfermer dans une posture de rejet systématique, sans offrir d’alternative. Pour lui, un débat constructif devrait inclure des propositions concrètes. « Ce que moi j’attends de l’opposition, c’est de me dire que cette solution n’est pas la meilleure. Si nous, on vient au pouvoir, voilà la solution alternative qu’on va proposer », a-t-il martelé, appelant à tester les idées nouvelles et à les ajuster si elles s’avèrent inefficaces. La sortie du député Topanou intervient dans un contexte où plusieurs voix s’élèvent en défaveur de la révision constitutionnelle, en particulier, l’idée de création d’un Sénat. C’est le cas de l’ancien président de la République, Boni Yayi, qui a d’ores et déjà indiqué qu’il ne siégera pas au sein de cette institution qu’il juge trop «coûteuse» pour la République.

Documents joints

À propos de l'auteur