Le landerneau politique français sera agité dans les prochains jours. Pour cause, le premier ministre François Bayrou a annoncé, lundi, qu’il sollicitera dans le cadre de sa déclaration de politique générale, un vote de confiance le 8 septembre prochain à l’Assemblée nationale. En réalité, le vote de confiance est une mesure prévue par l’article 49.1 de la Constitution et elle peut conduire à renverser le gouvernement.
Une décision risquée pour François Bayrou car, si les députés ne lui accordent pas leur confiance, le Chef du gouvernement sera contraint à la démission. Face à la presse, lundi, François Bayrou a indiqué que « cette déclaration de politique générale aura pour objet de poser explicitement la question centrale : savoir s’il y a bien gravité du danger pour la Nation, s’il y a urgence ou pas ». Cette initiative va permettre de « choisir la route qui permettra d’échapper à cette malédiction en retrouvant la maîtrise de nos finances », a-t-il dit. Sans l’accord des députés, le premier ministre pourra alors déduire que l’action est impossible et ainsi quitté son poste de Chef de gouvernement. Il faut rappeler que depuis sa nomination en décembre dernier, l’opposition avait exigé un vote de confiance pour voir s’il a une majorité. Ce qu’il a esquivé, tout comme ses prédécesseurs immédiats, Élisabeth Borne, Gabriel Attal ou Michel Barnier. Ce mardi 26 août 2025, le fondateur de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a déclaré sur France Inter que si François Bayrou n’obtient pas la confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre prochain, le président Emmanuel Macron doit à son tour démissionner. « Il faut le destituer. Le chaos, c’est Macron », a-t-il clamé. L’opposant accuse le président Macron d’être le seul responsable de la situation dans laquelle le pays se trouve, dénonçant « la mauvaise politique économique et de gestion » des ministres qui ont précédé François Bayrou. « Nous sommes dans une crise globale, la politique de l’offre a échoué, le président a toujours dit qu’il n’en changerait pas et qu’il ne fallait pas augmenter les ponctions à faire sur les grandes fortunes et c’est sa politique qui a échoué », déplore le leader de l’opposition, qui annonce le dépôt à l’Assemblée d’une nouvelle procédure de destitution contre le chef de l’État, le 23 septembre prochain. Depuis les élections législatives anticipées de l’été 2024, aucun parti politique en France ne dispose de la majorité à l’Assemblée nationale, ce qui complique la tâche au président Emmanuel Macron qui ne peut pas dérouler normalement sa politique.France : le PM François Bayrou sollicite un vote de confiance risqué à l’Assemblée nationale
Le landerneau politique français sera agité dans les prochains jours. Pour cause, le premier ministre François Bayrou a annoncé, lundi, qu’il sollicitera dans le cadre..
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