Dans un long communiqué publié le 30 septembre 2024, le président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï, a réagi à l’affaire de la tentative présumée de coup d’État au Bénin, en affirmant qu’il s’agissait davantage d’un règlement de comptes que d’un véritable coup d’État. Intervenant récemment lors d’une émission à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a commenté la réaction de l’ancien ministre.
Selon Houngbédji, la sortie du leader de Restaurer l’Espoir repose essentiellement sur des « jugements de valeur » plutôt qu’une analyse objective. Il a souligné que les affaires similaires à celle du coup d’État déjoué sont des sujets sérieux avec lesquels il ne faut pas jouer. « On ne nous demande pas de venir faire de la dissertation en français ou en philosophie autour de ça », a-t-il déclaré. Selon lui, face à de telles situations, l’idéal serait « d’attendre que la justice rende son verdict » avant toute prise de parole. En effet, seule la justice pourra déterminer s’il y a lieu de condamner ou non les personnes impliquées, et, à ce moment-là, « nous prendrons acte de ce qui aura été décidé », a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement a également remis en question la légitimité du parti de Candide Azannaï. « Je n’ai pas souvenance que, dans la liste publiée récemment par le ministère de l’Intérieur, il existe un parti enregistré sous le nom Restaurer l’Espoir. Il est donc important de parler de choses avérées », a-t-il rappelé, précisant qu’il préfère considérer les propos de Candide Azannaï comme ceux d’un « aîné » plutôt que comme des déclarations officielles du parti Restaurer l’Espoir. Candide Azannaï, ancien ministre délégué chargé de la Défense nationale, a vivement réagi après la tentative présumée de coup d’État, impliquant l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre Oswald Homeky. Dans son communiqué, l’ancien allié du président Patrice Talon a dénoncé un simulacre de coup d’État, visant à distraire la classe politique béninoise. Il a également affirmé qu’il s’agissait d’un « règlement de comptes ». Selon lui, « Homeky et Boko sont devenus depuis longtemps des cibles à abattre par le pouvoir de la Rupture, qui ne tolère pas la dissidence ni la supposée montée en puissance de l’un ou de l’autre… ».















