Les autorités ivoiriennes ont pris une mesure radicale ce jeudi 17 octobre 2024, en annonçant la dissolution de toutes les associations estudiantines du pays.
Cette décision fait suite à l’assassinat de deux étudiants par des individus soupçonnés d’appartenir à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). La justice a interpellé 17 membres de cette organisation, dont son secrétaire général, Sié Kambou. Tous ont été placés sous mandat de dépôt. Parallèlement, les autorités ont lancé une vaste opération d’assainissement des campus, justifiant ainsi la dissolution de l’ensemble des syndicats étudiants. La FESCI, puissante organisation étudiante, est connue pour ses méthodes brutales, incluant des bastonnades, des expulsions de chambres et des interruptions de cours. Elle est également impliquée dans la sous-location illégale de chambres dans les cités universitaires, ce qui générait des revenus importants pour ses responsables. Lire aussi: [Bénin: les nominations en conseil des ministres du 16 octobre 2024))>https://www.linvestigateur.info/?Benin-les-nominations-en-conseil-des-ministres-du-16-octobre-2024&var_mode=calcul] D’après le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, la FESCI occupait illégalement 35 % des capacités d’hébergement sur les campus universitaires, soit plus de 5 000 lits. Lors de récentes perquisitions, la police a saisi de nombreuses armes, dont des machettes et des gourdins, ainsi que des tenues militaires. Le Conseil National de Sécurité a également démantelé une maison close et un « tunnel de torture » sur le campus. Deux autres organisations, l’Union nationale des étudiants de Côte d’Ivoire (Unesci) et le Réseau estudiantin du Privé et de l’Enseignement Technique et Professionnel (Respect), dénoncent une décision « illégale » qu’elles jugent contraire à la liberté d’association. Elles ont l’intention de saisir le Conseil constitutionnel pour contester la mesure.















