Après sa tentative ratée d’imposer la loi martiale, le président Sud-coréen, Yoon Suk Yeol est sous le coup d’un mandat d’arrêt. Ceci, alors même que la Cour constitutionnelle doit se prononcer, très prochainement, pour valider ou non, sa destitution.
C’est tôt dans la matinée de ce mardi 31 décembre que le mandat d’arrêt a été émis par un tribunal sud-coréen. Le but visé est de forcer le président déchu à comparaître devant les enquêteurs qui veulent l’interroger sur sa tentative ratée d’imposer la loi martiale. « Le mandat d’arrêt et le mandat de perquisition contre le président Yoon Suk Yeol (…) ont été émis ce matin », a déclaré, dans un communiqué, l’entité menant l’enquête conjointe sur lui. « Aucun calendrier n’a été établi pour la suite des procédures », a-t-elle ajouté. De son côté, l’avocat du président Yoon, Yoon Kab-keun, dénonce le caractère illégal du mandat d’arrêt. « Le mandat d’arrêt et le mandat de perquisition et de saisie émis sur demande d’une agence qui n’a pas autorité en matière d’enquête sont illégaux et invalides », a-t-il réagi, dans un communiqué envoyé à l’AFP. Dans l’histoire de la Corée du Sud, c’est la première fois qu’un président en exercice est visé par un mandat d’arrêt. Lire aussi: [Guinée: le Général Doumbouya persona non grata à partir du 31 décembre, selon l’opposition))>https://www.linvestigateur.info/?Guinee-le-General-Doumbouya-persona-non-grata-a-partir-du-31-decembre-selon-l&var_mode=calcul] Pour rappel, le président Yoon Suk Yeol est actuellement suspendu de ses fonctions et la Cour doit confirmer ou infirmer sa destitution d’ici la mi-juin. M. Yoon avait suscité l’indignation générale, le 3 décembre dernier, en proclamant, à la surprise générale, la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement afin de le museler. Il avait été obligé de faire marche arrière, le lendemain, sous la pression des députés et des milliers de manifestants. À la suite de ces événements, sa destitution a été prononcée le 14 décembre par l’Assemblée nationale. Actuellement, il est sous le coup d’enquêtes, notamment pour « rébellion », un crime théoriquement passible de la peine de mort. Pour l’heure, le président est interdit de quitter le territoire national.















