Au Cameroun, « l’affaire assassinat » du journaliste Martinez Zogo, pendante devant la justice, suit son cours. Dans un document rédigé et transmis au président Paul Biya, un expert judiciaire a accusé son SG, Ngoh Ngoh d’avoir manipulé l’enquête.
La vérité sur la mort de l’ancien animateur de la radio Amplitude FM, Martinez Zogo n’est pas pour demain. Dans un document rédigé et transmis au président Paul Biya, un expert judiciaire a accusé son SG, Ngoh Ngoh d’avoir manipulé l’enquête. Selon Africa Intelligence, le document qui implique le secrétaire général des services de la présidence de la République, est un condensé d’une centaine de pages. Il avait été produit par l’expert judiciaire en octobre 2023 à la demande du juge d’instruction de l’époque Aimé Florent Sikati II. Lire aussi: [Bénin :des intrants agricoles sortis frauduleusement saisis à Malanville)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-des-intrants-agricoles-sortis-frauduleusement-saisis-a-Malanville&var_mode=calcul] L’analyse du téléphone de la victime et de ceux des suspects, d’après la même source, avait conduit l’expert judiciaire Jean-Pierre Oloumou à identifier l’ancien maire de Bibey Martin Savom comme l’un des cerveaux de l’opération. Ce dernier avait été inculpé en février dernier pour « complicité d’assassinat » et « complicité de torture » ainsi que plusieurs autres accusés de différents délits dans l’affaire. Le procès, toujours en cours, au tribunal militaire, a permis aux juges chargés de l’affaire de rejeter lundi dernier, la demande des avocats de la défense. Elle était relative, d’une part, à la mise à disposition du dossier de la procédure et d’autre part, à la levée de scellés sur le corps du présentateur de l’émission « embouteillages ». Martinez Zogo, ancien animateur de la radio Amplitude FM, avait été enlevé et son corps sans vie, a été découvert, mutilé le 22 janvier 2023 à Ebogo, une banlieue de Yaoundé. L’enquête ouverte pour élucider les circonstances de sa mort, a conduit à des poursuites contre de hautes personnalités du gouvernement du président Paul Biya, et de ses alliés.















