Le Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a signé la radiation de trois hauts gradés de l’armée pour « absence irrégulière de plus de six jours ». Ces sanctions s’inscrivent dans la politique de tolérance zéro prônée par le chef de l’État envers les manquements au sein de l’armée.
Trois officiers supérieurs des Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina Faso ont été radiés des effectifs de l’armée, selon des décrets présidentiels rendus publics le 04 octobre 2024. Il s’agit du Lieutenant-colonel Ouoba Djassanou Roméo, de l’Intendant-commandant Ouédraogo Sékou, et du Commandant Belem Mahamady. Les trois cadres ont été sanctionnés pour « absence irrégulière de plus de six jours », un manquement grave aux règles strictes de la discipline militaire. Ces radiations interviennent dans un contexte où le Président Ibrahim Traoré a plusieurs fois réaffirmé son engagement à maintenir l’ordre et la rigueur au sein des Forces armées nationales, dans un pays en proie à l’insécurité causée par les groupes armés terroristes. Le Capitaine Traoré, qui a accédé au pouvoir en septembre 2022 à la suite d’un coup d’État, a imposé une politique de tolérance zéro face aux comportements indisciplinés ou compromettant l’efficacité des forces de défense. Lire aussi: [Burkina Faso : Ibrahim Traoré en pourparlers avec le Togo pour l’extradition de Paul Henri Damiba))>https://www.linvestigateur.info/?Burkina-Faso-Ibrahim-Traore-en-pourparlers-avec-le-Togo-pour-l-extradition-de&var_mode=calcul] Les textes signés par le Président Traoré précisent que les officiers concernés avaient abandonné leur poste sans justification. Cette décision s’ajoute à une série de mesures similaires prises depuis le début de l’année. En février 2024, quatre autres militaires avaient été radiés pour des infractions graves, notamment le trafic d’armes, l’escroquerie, le vol et le recel de matériel militaire. Le Capitaine Traoré, déterminé à renforcer la discipline au sein de l’armée burkinabè, avait d’ailleurs annoncé, lors d’un discours en janvier 2024, qu’il n’hésiterait pas à sanctionner sévèrement tout comportement contraire aux valeurs de l’armée, dans un contexte où l’urgence nationale reste la reconquête des territoires tombés aux mains des groupes terroristes.















