Bohicon : le premier adjoint au maire clame son innocence à la Criet pour mafia foncière présumée

La première audience de l’affaire d’escroquerie liée à la vente illégale de parcelles, qui ébranle la mairie de Bohicon, s’est tenue le lundi 14 octobre 2024 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Une dizaine de prévenus, dont le premier adjoint au maire de la ville et un géomètre, ont…

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La première audience de l’affaire d’escroquerie liée à la vente illégale de parcelles, qui ébranle la mairie de Bohicon, s’est tenue le lundi 14 octobre 2024 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Une dizaine de prévenus, dont le premier adjoint au maire de la ville et un géomètre, ont plaidé non coupable.

Dans cette affaire, le premier adjoint au maire de Bohicon et sept autres personnes, dont trois femmes, sont poursuivis avec mandat de dépôt pour plusieurs chefs d’accusation : abus de fonction, stellionat, complicité de stellionat et fausses attestations. Les prévenus sont accusés d’avoir mis en place un registre parallèle, non enregistré dans les archives officielles de la mairie, leur permettant de vendre des parcelles appartenant à la mairie au moyen de fausses conventions de vente. Le plaignant, Jonas Koukpéssi, présent à l’audience, a expliqué avoir sollicité le principal accusé, Urbain Sinhou, pour l’aider à obtenir des documents concernant des terrains qu’il a hérités de sa famille, d’une superficie comprise entre 4,7 et 24 hectares, selon les informations rapportées par Libre Express. Lire aussi: [Bénin: les résultats des élections professionnelles au ministère de la Santé dévoilés))>https://www.linvestigateur.info/?Benin-les-resultats-des-elections-professionnelles-au-ministere-de-la-Sante&var_mode=calcul] Dans son témoignage, le plaignant a affirmé que l’accusé devait recevoir deux parcelles en contrepartie de son aide, mais qu’il s’est rendu compte que ce dernier avait pris quatre parcelles à son insu. Il a également noté que des personnes avaient été recasées sur une superficie de 7 hectares et que des noms de femmes figuraient sur ses terrains. Cependant, il a précisé n’avoir aucun litige avec les autres accusés, y compris le premier adjoint au maire, dont il ignore les raisons de l’incarcération. L’audience s’est déroulée en l’absence du maire Ruffino d’Almeida, représenté par son chargé des affaires économiques. Ce dernier, convoqué à la barre, a déclaré : « Sous notre mandature, depuis 2020, il n’y a jamais eu de morcellement de réserves administratives ». Interrogé sur les accusations portées contre les prévenus, il a admis ne pas maîtriser le dossier, n’étant pas impliqué dans sa gestion. Le procès a été renvoyé au 2 décembre 2024 pour sa continuation.

 

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