Depuis le Bénin, un homme d’une trentaine d’années a escroqué son ancien camarade de classe, vivant à l’étranger. Le dossier a été examiné ce mardi 3 septembre 2024 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
Le jeune homme est poursuivi par le parquet spécial de la Criet pour détournement de fonds. Il a été arrêté et placé en détention à la suite d’une plainte déposée par un Béninois résidant à l’étranger. Selon la plainte, le prévenu aurait détourné les fonds d’investissement que son camarade lui avait envoyés. Le montant des préjudices est estimé à 32 millions de FCFA, selon Banouto. Lors de l’audience de ce mardi, le représentant du plaignant a présenté sa déposition. Il a expliqué que le prévenu et le plaignant étaient d’anciens camarades de classe, qui avaient renoué contact lors d’une rencontre. Depuis, le prévenu n’a cessé de solliciter de l’aide pour ses projets. « Tantôt il demandait des fonds pour développer son activité de vente de produits pétroliers, tantôt pour agrandir son commerce de céréales ou encore pour l’achat de parcelles et de domaines », a déclaré le représentant du plaignant à la barre. Lire aussi: [Côte d’Ivoire : un incendie cause la mort de 13 passagers brûlés vifs dans un accident)>https://www.linvestigateur.info/?Cote-d-Ivoire-un-incendie-cause-la-mort-de-13-passagers-brules-vifs-dans-un&var_mode=calcul] Chaque fois, son ami vivant à l’étranger lui envoyait de l’argent, car il était assuré que les bénéfices seraient partagés entre eux. La victime a décidé de poursuivre son ancien camarade en justice lorsque ce dernier lui a proposé un nouveau projet, nécessitant une somme de 590 000 euros, pour l’achat d’une parcelle à Sèmè-Kpodji. À l’ouverture du procès ce mardi, le prévenu a plaidé non coupable, affirmant qu’il ne se reconnaissait pas dans les faits d’escroquerie portés contre lui. Il a déclaré que les fonds envoyés par le plaignant étaient une aide personnelle, et que tous deux entretenaient une relation intime. « Il est mon compagnon. Quand il vient au pays, nous vivons ensemble », a-t-il révélé à la Cour, tout en reconnaissant lui avoir demandé de l’argent pour développer son commerce. Après cette déposition, la Cour a convoqué de nouveau le représentant du plaignant, constitué partie civile, afin de préciser les revendications de la victime. Le ministère public n’ayant pas été satisfait de ces précisions, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire pour permettre une clarification plus détaillée des demandes du plaignant.















