Arrêté à Godomey pour non- paiement des frais d’hôtel, il se retrouve devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), pour cybercriminalité. Le mardi 13 mai 2025, un jeune homme de 26 ans a comparu pour des faits d’escroquerie via internet.
Tout commence par une plainte déposée par la gérante d’un hôtel situé à Godomey. A l’en croire le mis en cause aurait séjourné du 9 au 17 avril 2025, dans une chambre dont la nuitée est de 36.000 FCFA, mais n’ayant pu régler que trois nuitées sur huit, pour un total impayé de 180 000 FCFA. Face à son refus ou à son incapacité de solder la note, l’hôtel saisit la police républicaine, qui interpelle le jeune homme. Mais lors de la garde à vue, les choses prennent une autre tournure, selon les informations rapportées par le média Libre Express. La fouille de son téléphone révèle des éléments compromettants liés aux activités de cybercriminalité présumée. Lors de sa comparution devant la chambre correctionnelle de la CRIET, le prévenu reconnaît ne pas avoir entièrement payé son séjour. Il se défend en expliquant qu’il attendait un gros gain provenant d’un pari sportif sur la plateforme 1xBet, mais que son coupon lui aurait été volé par l’administrateur du groupe Telegram, qui devrait l’aider à l’empocher. Ce dernier l’a même retiré du groupe. Il ajoute qu’il avait réservé la chambre en prévision d’une rencontre avec une jeune fille nigériane, mais que ses projets ont été perturbés par la perte de son gain supposé. La version du jeune homme ne convainc pas totalement la Cour, surtout après la découverte de preuves d’activités illicites sur son téléphone. Interrogé sur les éléments de cybercriminalité retrouvés dans son téléphone, le mis en cause reconnaît les faits, tout en affirmant être encore débutant dans le domaine. Il admet avoir été initié récemment au « gayman », une forme d’escroquerie en ligne, notamment à travers les dons fictifs sur internet. Le ministère public, représenté par la quatrième substitut du procureur spécial de la CRIET, a requis trois (03) ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de deux millions de FCFA. Le parquet a également demandé la confiscation des objets saisis lors de l’interpellation. De son côté, l’avocat de la défense a plaidé la clémence de la Cour, mettant en avant la jeunesse du prévenu et son absence d’antécédents judiciaires. Le verdict est donc attendu pour le mardi 24 juin 2025.












