Le jeudi 25 juillet 2024, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), a rendu son verdict dans une affaire de cybercriminalité, impliquant quatre personnes dont un professeur de philosophie et un menuisier.
Le procès avait débuté en avril 2023, après l’arrestation des quatre personnes à Bohicon. Lors des dépositions à la barre, A.A, l’enseignant de philosophie, a toujours maintenu que les données incriminantes retrouvées dans son téléphone n’étaient que le résultat de recherches effectuées sur internet dans le cadre de ses activités académiques. Selon ses explications, il a fait ces recherches pour son mémoire de master et la préparation des cours pour ses élèves. Lire aussi: [Bénin : « Nos conditions de détention n’ont pas été du tout faciles … », révélations d’un détenu gracié le 2 août 2024)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-Nos-conditions-de-detention-n-ont-pas-ete-du-tout-faciles-revelations-d&var_mode=calcul] Il a indiqué que la Cour ne trouvera rien d’autre dans son téléphone qui puisse être lié à la cybercriminalité comme des discussions avec des victimes. L’enseignant a laissé entendre n’avoir jamais été entendu par la police sur les données à caractère cybercriminel retrouvées dans son téléphone. De son côté, le menuisier a également rejeté les accusations portées contre lui. Il a affirmé que le téléphone à l’origine de son arrestation lui avait été vendu sans qu’il ait connaissance des données compromettantes qu’il contenait. Ces arguments n’ont pas suffi pour les sortir d’affaires. La preuve, les prévenus ont été condamnés à sept ans de prison ferme pour « escroquerie via internet ». Ils étaient en détention depuis plus d’un an. En plus de cette lourde peine qui leur a été infligée, les accusés devront payer une amende de deux millions de francs CFA, rapporte Libre Express.















