Bénin-Togo : ce que pense le gouvernement béninois des relations entre les deux pays

Face à la presse ce vendredi à Cotonou, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu à apaiser les spéculations sur une prétendue tension..

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Face à la presse ce vendredi à Cotonou, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu à apaiser les spéculations sur une prétendue tension diplomatique entre le Bénin et le Togo. Il assure que la coopération entre les deux pays reste excellente, malgré les interprétations liées à d’anciennes déclarations du président Patrice Talon.

Le gouvernement béninois balaie d’un revers de main les rumeurs d’un froid diplomatique avec le Togo. Face aux journalistes ce vendredi 17 octobre à Cotonou, Wilfried Léandre Houngbédji a réaffirmé la bonne entente entre les deux voisins. « Les relations entre le Bénin et le Togo sont au beau fixe, à telle enseigne qu’il y a quelques mois, j’ai même entendu un éminent ministre togolais saluer les prouesses du gouvernement béninois. Ne considérez pas les petites querelles qu’il y a entre les États. Les pays sont en compétition. Nous, nous avons envie d’être premiers en tout. Le Togo aussi pareil, et même ceux qui sont loin. À cette allure, si chacun veut être premier, il faut bien se battre parfois pour s’imposer, se bagarrer sans déchirer les habits bien sûr », a-t-il déclaré. Cette précision intervient alors que certains évoquent une relation refroidie après des propos de Patrice Talon en 2021 sur l’affaire Reckya Madougou. Dans une interview accordée à RFI et France 24, le chef de l’État avait affirmé : « Une dame débarque, elle n’est pas membre de parti, avec des valises d’argent, avec des sponsors, des chefs d’État de pays voisins, avec des opérateurs économiques et consorts », déclarait-il alors à propos des soutiens présumés de l’opposante, incarcérée pour “financement du terrorisme”. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, ces interprétations sont exagérées. Selon lui, la diplomatie béninoise sous Patrice Talon a d’abord privilégié la consolidation interne avant de s’ouvrir davantage sur le plan international. « Combien de chefs d’État avez-vous vu au Bénin pour une visite officielle ? Le président Talon a considéré dès le départ qu’il nous fallait faire de la salubrité, mettre notre pays aux normes, plutôt que d’être tout le temps sur l’extérieur », a-t-il expliqué. Depuis 2016, Faure Gnassingbé n’a certes pas effectué de visite officielle à Cotonou, mais pour Houngbédji, cela ne remet nullement en cause la solidité des relations entre les deux capitales.

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