Au lendemain du vote de la révision de la constitution par l’Assemblée nationale, l’universitaire Guillaume Attolou-Moumouni analyse une réforme qui, sans créer une nouvelle République, reconfigure en profondeur l’équilibre des pouvoirs. Pour le chercheur à la Faculté de Droit et de Sciences Politiques, de l’université d’Abomey-Calavi, l’introduction du Sénat et l’allongement de certains mandats apportent des changements mais…
En effet, la révision de la Constitution adoptée dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre 2025 par les députés continue de susciter des réactions, analyses et interrogations. Pour Dr Guillaume Attolou-Moumouni, chercheur à la Faculté de Droit et de Sciences Politiques de l’Université, cette réforme s’inscrit dans la logique naturelle d’évolution d’une loi fondamentale. « Comme toute Constitution, elle est appelée à évoluer selon le contexte et les mutations de la vie sociopolitique », explique-t-il sur Bip Radio, rappelant que la révision est un mécanisme prévu par le texte lui-même. Contrairement aux craintes exprimées dans certains débats publics, Dr Attolou-Moumouni estime que cette révision ne donne pas lieu à une nouvelle République. Pour qu’un tel basculement survienne, il faut trois facteurs fondamentaux : la remise en cause de la laïcité de l’État ; de la forme républicaine et du régime des mandats. « Or, ces piliers sont restés plus ou moins globalement intacts », observe-t-il. Même si la durée du mandat présidentiel est désormais de 7 ans et non 5, il demeure renouvelable une seule fois, sans possibilité pour aucun ancien chef d’État d’en exercer plus de deux au cours de sa vie. L’innovation majeure, selon l’universitaire, reste la création du Sénat. Il l’assimile à un « super organe de gestion politique », capable de « siffler la fin de la récréation » en cas de blocage institutionnel ou de surplace politique. Une alternative, dit-il, à la Cour constitutionnelle dans certaines situations d’impasse. Faut-il le rappeler, la révision de la constitution au parlement a été faite par les députés de la 9è législature pour 90 voix pour, 19 contre et 00 abstention. En ce qui concerne le SENAT, Il faut dire que sa création permettra la mise en place d’un organe composé des anciens présidents de la République ; du Parlement ; de la Cour constitutionnelle et chefs d’état-major de l’armée, de contribuer à la gestion du pays.Le Bénin dans une nouvelle République ? La réponse de l’universitaire Guillaume Attolou-Moumouni
Au lendemain du vote de la révision de la constitution par l’Assemblée nationale, l’universitaire Guillaume Attolou-Moumouni analyse une réforme qui, sans créer une nouvelle République,..
Tags: EXPOSITION
Article précédent
Article suivant
Dernières publications

Rechercher dans les archives
Accès au fil des années au journalisme d’investigation et aux derniers reportages
Vous avez peut-être manqué













