Bénin-Niger : ce que Wadagni pense des relations entre les deux pays

Interrogé sur les tensions entre le Bénin et le Niger, Romuald Wadagni prône le dialogue et la coopération, dans un contexte régional marqué par des incompréhensions persistantes. À l’approche de la présidentielle du 12 avril 2026, la question des relations entre le Bénin et le Niger s’invite dans le débat. Interrogé sur ce dossier lors…

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Interrogé sur les tensions entre le Bénin et le Niger, Romuald Wadagni prône le dialogue et la coopération, dans un contexte régional marqué par des incompréhensions persistantes.

À l’approche de la présidentielle du 12 avril 2026, la question des relations entre le Bénin et le Niger s’invite dans le débat. Interrogé sur ce dossier lors d’un entretien dans Jeune Afrique, Romuald Wadagni a exposé sa position, axée sur l’apaisement et la reprise du dialogue. Le candidat soutenu par la majorité présidentielle reconnaît les tensions actuelles, mais insiste sur les liens historiques entre les deux pays. « Le chef de l’État l’a dit et répété : nous sommes des pays frères et aucune dispute, aucun contentieux personnel ne doit séparer le Bénin et le Niger », a-t-il déclaré. Romuald Wadagni rappelle que les décisions prises par les autorités béninoises s’inscrivent dans un cadre régional. « Les positions que nous avons prises étaient de principe, dans la droite ligne des règlements de la Cedeao, et le moment est venu de tourner la page », a-t-il ajouté. Le ministre d’Etat a évoqué également des incompréhensions persistantes autour de la position du Bénin. « Certes, notre attitude et notre bonne foi ne sont pas encore totalement comprises, du fait de certains acteurs qui s’ingénient à distiller des accusations qu’ils savent parfaitement fallacieuses », a-t-il indiqué. Malgré ce contexte, Romuald Wadagni se veut confiant quant à une issue favorable. « Mais je suis convaincu que nous allons pouvoir nous asseoir et discuter. Nous n’avons pas d’autre choix ! », a-t-il affirmé. Au-delà des différends, il met en avant les défis communs auxquels font face les pays de la région. « Les pays de la région ont les mêmes défis à relever : la sécurité, la pauvreté et le chômage des jeunes. Et le même objectif à atteindre : une prospérité partagée. La seule façon d’y parvenir est de travailler ensemble », a-t-il conclu. Par ailleurs, il convient de rappeler que cette déclaration intervient alors que les relations entre Cotonou et Niamey restent marquées par des tensions diplomatiques, sur fond de crise sécuritaire et de divergences politiques au sein de la sous-région.

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