L’audience dans l’affaire impliquant l’ancien Chef du douzième Arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès, a repris ce lundi 06 juillet 2026 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). A l’occasion, le parquet spécial a requis à l’encontre du prévenu, une peine d’emprisonnement de cinq ans et des millions de francs d’amendes.
Lourde condamnation en vue pour Samuel Akindès à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Poursuivi pour abus de fonction présumé dans un dossier l’opposant à Lionel Talon, Promoteur du Centre culturel Eya, il pourrait passer les prochaines années derrière les barreaux.
En effet, Samuel Akindès avait été interpellé le 1er mai 2026 par les éléments de la Brigade Économique et Financière (BEF), lors d’une marche organisée en hommage à l’ancien Président Patrice Talon. C’est suite à une plainte déposée par le fils de l’ex-Chef d’État.
L’affaire porte sur un projet de construction d’un terrain de football destiné aux jeunes d’Akogbato, lancé il y a environ trois ans. Dans le cadre de la mise en oeuvre dudit projet, Samuel Akindès avait sollicité l’accompagnement du Promoteur culturel.
Il aurait alors perçu une somme de 200 mille francs qui devait servir à organiser un cocktail au profit des jeunes d’Akogbato. Ce qui n’aurait jamais été fait, selon les informations.
Invité à la barre, lors de la dernière audience, l’ancien Chef d’arrondissement de Cotonou a nié avoir perçu un tel montant. Toutefois, il reconnait avoir reçu la somme de trois millions de francs CFA pour financer sa campagne électorale personnelle pour la dernière élection présidentielle.
L’argent lui aurait été remis par L’assistante personnelle de Lionel Talon. Il estime que c’est pour la première fois qu’il recevait le soutien financier du fils de l’ancien président.
Ce lundi 06 juillet 2026, l’assistante de Lionel Talon, absente à la dernière audience, a été entendue sur les faits. À la barre, elle a confirmé avoir effectivement remis trois millions de FCFA à Samuel Akindès pour le compte de son employeur. Elle a cependant déclaré ne pas savoir si cette somme était destinée au financement de la campagne électorale ou au projet de centre communautaire Eya à Akogbato.
À la suite de sa déposition, le ministère public représenté par le substitut du procureur a fait ses réquisitions. Il a demandé à la Cour de déclarer le prévenu coupable des faits d’abus de fonction et de le condamner à cinq ans d’emprisonnement, dont deux ans fermes, ainsi qu’au paiement d’une amende de cinq millions de FCFA.
La défense quant à elle, a sollicité la relaxe pure et simple de son client. Les avocats soutiennent que les trois millions de FCFA ont été remis après le vote du projet de construction, ce qui écarte toute infraction.
À la fin, Samuel Akindès a indiqué que des zones d’ombres subsistent encore autour de son dossier. Il a émis le souhait que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le président de céans lui a promis qu’il en sera ainsi. Mais en attendant, le dossier est renvoyé au lundi 27 juillet 2026, pour le délibéré.











