L’ancien ministre délégué à la défense de Patrice Talon, Candide Azannaï, est de nouveau attendu ce jeudi 18 juin 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). C’est dans le cadre de l’affaire de « complot contre l’autorité de l’Etat. »
Détenu depuis le 20 décembre 2025 à la prison civile d’Akpro Missérété, le président du parti Restaurer l’Espoir (RE) comparait une nouvelle fois devant la Criet. Selon les informations relayées par la presse locale, l’opposant est attendu ce jeudi devant le juge d’instruction de la juridiction spéciale.
Cette audition intervient après six mois de détention provisoire, suite à son arrestation en décembre 2025. C’était alors qu’il s’apprêtait à tenir une activité politique devant le siège de son parti, à Cotonou. Placé sous mandat de dépôt à l’issue de sa présentation devant le juge des libertés, il est poursuivi pour « complot contre l’autorité de l’État » et « provocation directe à la rébellion ».
Il a été interpellé au lendemain de la tentative de coup d’État déjoué du 7 décembre 2025 contre le régime défunt. L’opposant politique est inculpé de faits jugés graves, mais les détails de l’accusation n’ont pas encore été rendus publics.
En mars 2026, les proches de Candide Azannaï ont publiquement dénoncé les conditions dans lesquelles il est détenu. Selon la défense assurée par Maître Aboubacar Baparapé, le prévenu est «enfermé 24 heures sur 24 sans possibilité de pouvoir avoir une heure pour marcher, ou faire du sport comme c’est le cas pour les autres détenus».
La procédure judiciaire est actuellement devant la commission d’instruction. Les personnes impliquées seront sans doute invitées par les magistrats instructeurs et la procédure d’instruction sera engagée. L’audience de ce jeudi pourrait ainsi permettre d’entrer dans le fond de ce dossier politico-judiciaire, très suivi par les béninois.















