Bénin : poursuivi pour apologie de coup d’État, un ancien responsable estudiantin se défend à la Criet

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a examiné ce lundi 23 mars 2026, un dossier relatif à la tentative de coup d’État déjoué du 7 décembre 2025. Dans le box des accusés, un ancien responsable estudiantin poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l’État. Un juriste et ancien…

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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a examiné ce lundi 23 mars 2026, un dossier relatif à la tentative de coup d’État déjoué du 7 décembre 2025. Dans le box des accusés, un ancien responsable estudiantin poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l’État.

Un juriste et ancien responsable estudiantin a comparu devant la Criet ce lundi. Le prévenu est poursuivi pour son implication présumée dans la tentative de coup d’Etat manqué du dimanche 7 décembre dernier. Il lui est notamment reproché d’avoir diffusé des vidéos en soutien aux militaires auteurs du putsch manqué. Selon l’accusation, le mis en cause a été aperçu dans des vidéos ayant circulé sur les réseaux sociaux en train de scander des slogans hostiles au régime du président Patrice Talon. «A bas Talon», a-t-il hurlé dans des vidéos publiées sur la toile pour manifester sa joie contre la chute annoncée du Chef de l’État. À la barre ce lundi, le prévenu n’a pas reconnu les accusations portées à sa charge. Mais il a été confondu par le juge qui a procédé à la lecture des messages extraits de son propre téléphone portable. « Olivier, si on te prend, personne ne viendra à ton secours », lui aurait envoyé un proche qui, après avoir vu les vidéos incriminées, le mettait en garde contre le risque qu’il encourait. Présente à l’audience, l’avocate du prévenu a sollicité sa remise en liberté provisoire au motif que son client est père d’un enfant en bas âge, nécessitant sa présence et qu’il dispose des garanties de représentativité.  Ce à quoi le ministère public s’est opposé, estimant que le prévenu ne présente aucune garantie de représentativité pour la suite de la procédure. Le dossier est renvoyé au lundi 18 mai 2026 pour les réquisitions du ministère public, rapporte Libre Express.

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