Bénin : les députés examinent la proposition de loi portant révision de la Constitution

Le Parlement béninois s’apprête à examiner, ce lundi 3 novembre 2025, la proposition de loi portant révision de la Constitution, inscrite au point 2 de..

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Le Parlement béninois s’apprête à examiner, ce lundi 3 novembre 2025, la proposition de loi portant révision de la Constitution, inscrite au point 2 de l’ordre du jour de la séance plénière. Porté par deux députés de la mouvance présidentielle, le texte introduit une innovation majeure dans l’architecture institutionnelle du pays : la création d’un Sénat.

L’Assemblée nationale va se pencher ce lundi 3 novembre sur sujet important pour l’avenir institutionnel du Bénin. Selon l’ordre du jour, les députés examineront en deuxième point la proposition de loi de révision de la Constitution. Ce texte est défendu par Aké Natondé de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et Assan Séibou du Bloc Républicain (BR). Outre cette proposition, la plénière se penchera également sur deux autres projets de loi l’un portant modification de la loi organique sur le Conseil économique et social, et l’autre sur la Cour constitutionnelle, ainsi que sur le rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, couvrant la période du 1er avril au 30 septembre. Mais c’est bien la proposition de révision constitutionnelle qui retient toutes les attentions. Le texte soumis à l’examen des députés introduit, pour la première fois, l’idée d’un Sénat au sommet de l’État béninois. Selon le document déposé au bureau du président du Parlement, cette nouvelle chambre serait composée d’anciens présidents d’institutions de la République notamment ceux de la présidence, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle. Le futur Sénat, s’il venait à être adopté, aurait pour mission de promouvoir les mœurs politiques conformes à la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation, de l’unité et de la cohésion nationale, du développement durable et de la paix sociale. Il veillerait aussi au renforcement des libertés publiques, à la bonne gouvernance et à la concorde nationale. Sur le plan législatif, le Sénat serait appelé à délibérer en amont sur tout projet ou proposition de loi à caractère politique, notamment ceux relatifs à l’organisation du pouvoir d’État, aux finances publiques ou à la sécurité nationale. Mieux encore, il pourrait, selon l’article 113-1 du projet de loi, solliciter une seconde lecture d’un texte voté par l’Assemblée nationale, même sans intervention préalable du président de la République. Pour rappel, ce projet de loi introduit au Parlement par les présidents des deux principaux groupes parlementaires des partis politiques de la mouvance, ne rencontre pas l’assentiment de l’opposition. En effet, dans une déclaration le samedi 1er novembre, le secrétaire national à la communication du principal parti d’opposition Les Démocrates, a clairement signifié que le parti ne donne pas sa caution à une éventuelle révision de la constitution qui ne prendre pas en compte les aspirations du peuple. Il a appelé les députés fidèles au parti de voter contre ce projet de révision de la constitution introduit au Parlement.

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